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Adaline, ou Eternelle Adaline dans la version québecoise, est un film américain sorti en 2015. Cette comédie romantique est réalisée par Lee Toland Krieger et écrit par J. Mills Goodloe et Salvador Paskowitz. Blake Lively et Harrison Ford sont les stars de ce film.

Quelle est l’histoire ?

Adaline Bowman est née en 1908. Suite à un accident en 1937, elle ne vieillit plus. Nous sommes en 2014, Adaline, archiviste à San Francisco sous le nom de Jennifer Larson, s’apprête à déménager et à changer une énième fois d’identité. Mais une rencontre va bouleverser sa vie.

Et les archives dans tout ça ??

Adaline Bowman travaille aux Archives municipales de San Francisco. On la voit peu travailler dans la réalité. Quand son chef lui demande de préparer la réexpédition des bobines de film des actualités, qui ont été numérisées, on voit Adaline visionner une de ces bobines sur un vieil appareil. Ce qui induit une des activités de ce service : numériser ou faire numériser des archives prêtées qui concernent la ville afin d’enrichir d’une copie les collections municipales.

Mais le visionnage de ces films d’actualité est surtout un moyen double de raconter l’histoire d’Adaline, de ses origines, de son accident, de sa quête de vérité et de sa fuite. Les archives ici sont un moyen de donner du corps à son histoire, un effet de véracité. Mais c’est aussi un moyen de rappeler que les archives ne sont pas que des noms ou des silhouettes plates en noir et blanc, ce sont des personnes de chair et de sang qui ont mangé, aimé, pleuré, bref vécu.

D’ailleurs on la voit chez elle aussi, entourée d’archives, au travers de ses photos familiales, rappel de sa longue vie.

Le métier d’archiviste est peu montré et n’est pas décrit comme négatif. Il est davantage là pour montrer qu’Adaline a cessé de vivre pour s’enfermer dans son passé. C’est ainsi qu’on la voit ranger un vieil inventaire de fiches cartonnées, mais jamais utiliser un appareil moderne. Plus à l’aise avec la mémoire qu’avec le futur. Un danger qu’on appelle passéisme et qui hélas n’épargne pas certains professionnels…

Marc Scaglione

Pour ce billet, le blog a l’immense plaisir d’accueillir la contribution de Cécile Mercey, étudiante en Master Pro Archives à l’Université de Bourgogne qui a choisi de nous présenter le film Cloud Atlas.

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Cloud Atlas, réalisé en 2012 par les Wachowski’s (entre autre créateurs des Matrix) et Tom Tykwer, est l’adaptation cinématographique de Cartographie des nuages de David Mitchell (paru en 2004).

Film transgenre, improbable et à la finalité obscure, Cloud Atlas est en réalité composé de six histoires, plus ou moins entremêlées, s’étalant sur près de cinq siècles. Jeu de réincarnation, les personnages se croisent et se recroisent à différentes époques, en différents lieux.
La première histoire narre les aventures du jeune avocat Adam Ewing en 1849 alors qu’il vogue en direction de San Francisco.
La deuxième, située en 1936, laisse la scène à Robert Frobisher, jeune compositeur rêvant de gloire, embauché comme copiste par un vieux musicien.
La troisième met en scène la journaliste Luisa Rey dans le San Francisco de 1973 où elle enquête sur les problèmes de sécurité d’une centrale nucléaire.
La quatrième nous emmène en 2012, où nous suivons les malheurs de l’éditeur Timothy Cavendish.
Nous effectuons en grand bon dans le temps avec la cinquième histoire qui nous transporte à Néo Séoul, en 2144. Le personnage central de cette intrigue est Sonmi 451, jeune clone éprise de liberté.
Enfin, le sixième récit concerne Zachry. En 2321, les Humains se sont rassemblés en tribus peu avancées technologiquement. Zachry, modeste berger, est l’un d’eux.
Les histoires se mélangent tout au long du film, nous permettant de progresser dans chaque univers petit à petit. Les liens entre les récits, qu’il s’agisse des lieux, des personnages, des événements, sont multiples. Il faudra regarder Cloud Atlas plus d’une fois avant d’en saisir tous les détails.

Et les archives dans tout ça ??

(suite…)