Articles Tagués ‘archives’

Mutazione est un jeu vidéo indépendant de type narratif, développé par le studio danois « Die Gute Fabrik » et sorti le 19 septembre 2019. Edité par Akupara Games, il sort sur les plateformes Mac, Windows, iOS et Playstation 4.

Quelle est l’histoire ?

Kai, quinze ans, débarque à Mutazione, la communauté où vit son grand-père Nonno, qu’elle ne connaît pas et qu’elle pense mourant. Un siècle plus tôt, une météorite s’est écrasée sur cette station balnéaire des tropiques. Depuis lors, les survivants ont développé de curieuses mutations. Kai rencontre les membres de cette communauté amicale, découvrant petit à petit leurs secrets, et s’initie à la pratique toute particulière du jardinage musical.

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Et les archives dans tout ça ??

Dès son arrivée à Mutazione, Kai se rend au chevet de son grand-père Nonno. Après une brève discussion, ce dernier vous envoie voir son ami Yoké, qui doit vous donner quelque chose.

Vous trouverez Yoké aux Archives. Il s’agit d’un vieil homme en fauteuil roulant, ami de votre grand-père depuis des décennies. Lors de votre première rencontre, il vous remet l’Encyclopédie des plantes de Mutazione, fruit de son travail de recherche conjoint avec Nonno. Il explique aussi son travail et l’origine des Archives. Il décrit les lieux comme une « superbe collection d’objets et d’écrits », incluant ses recherches sur l’histoire de l’île. En effet quand on regarde la pièce, il y a de tout : des ouvrages, des rouleaux, des cartons, des vêtements et même une rame de tramway. Il renchérit : « Les Archives sont un endroit essentiel, où sont stockées des informations sur notre culture ».

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Yoké est ici le parfait exemple de la personne privée, initiant seul un projet essentiel de sauvegarde de la culture au moment où les infrastructures publiques sont inexistantes où qu’elles considèrent le sujet sans intérêt. Il incarne cette part importante de notre patrimoine : le chercheur et collectionneur privé qui fait œuvre de conservateur et sauvegarde ainsi un énorme pan de patrimoine.

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D’ailleurs, Yoké sera d’une aide essentielle tout au long de l’aventure. Il nous fera découvrir l’histoire de l’île et des survivants, nous offrant le moyen de décoder les anciens symboles dispersés sur l’île.

Quand la force publique est absente ou méprisante, c’est sur l’initiative privée, individuelle ou de groupe qu’il faut compter pour sauver le patrimoine et les archives jugées comme essentielles.

Marc Scaglione

Boréal est un ouvrage de Sonja Delzongle sorti en 2018 aux éditions Denoël et en 2019 chez Folio Policier. L’auteure est devenue avec Dust, paru en 2015, l’une des têtes d’affiche du thriller français. Dans cet opus, Sonja Delzongle évoque avec acuité les changements climatiques et leurs conséquences dramatiques sur la faune et la flore, tout en livrant un thriller au suspense haletant.

Quelle est l’histoire ?

Alors que les scientifiques de la base ARCTICA située au cœur du Groenland tentent une sortie, ils tombent sur un immense cimetière animal : des centaines de bœufs musqués gisent prisonniers du permafrost. Quel phénomène peut bien être responsable de cette hécatombe ? C’est pour le découvrir que le chef de la mission va faire appel à une scientifique reconnue dans le domaine des changements climatiques et du comportement animal, Luv Svendsen.

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Et les archives dans tout ça ??

La notion d’archives apparaît à deux reprises dans des circonstances différentes. La première fois, il s’agit d’archives du for privé puisque Luv accède aux fichiers informatiques de sa fille aînée. Les dossiers et fichiers sont particulièrement organisés : « tout est enregistré dans des dossiers distincts« , on est loin du vrac numérique puisqu’il est précisé plus loin que Luv a affaire à un « archivage méthodique d’où ressort une sorte d’obsession. »L’auteur emploie le terme de « patrimoine » pour évoquer ces fichiers, montrant bien l’importance égale des archives numériques qui renferment des données aussi précieuses que les documents conservés sur papier. Elles sont le reflet d’une vie et de ses choix, de ses blessures et de ses combats comme c’est le cas ici. Pourtant, quand Ava, la fille de Luv, a choisi de confesser quelque chose de très intime et de très grave, c’est sur papier qu’elle le couche et le dissimule sous son lit, on voit combien la relation avec le support reste importante. Si l’informatique permet d’accumuler l’information, le récit personnel passe encore par une forme physique, dont il semblerait qu’elle soit encore considérée comme plus sûre.

Ces archives personnelles particulièrement bien organisées contrastent avec celle du Sherif Sangilak, précieusement conservées dans une petite boîte en fer-blanc, où l’on ne trouve que quelques photos jaunies mais qui sont, pour cet homme les documents les plus précieux qui puissent être. Ces fragiles archives sont les seules traces restant des êtres disparus, c’est pourquoi on devrait toujours se pencher dessus avec le plus grand respect. Ils sont les témoins de vies modestes, le souvenir de celles et ceux qui aimèrent.

Plus classiquement, l’autre mention des archives apparaît lorsque l’auteure mentionne le poste de police de Qaanaaq, ville de Thulé au Groenland. On est loin de retrouver un ordonnancement aussi parfait que dans l’ordinateur d’Ava : les archives se résument à un pile de dossiers « écornés et jaunis » ou « se résumant à trois feuilles volantes de rapport ». On précise ensuite : « aucun des dossiers n’a été informatisé », comme si cela pouvait souligner le comble de l’obsolescence. Les archives de la police sont donc bien moins organisées que celles d’un particulier et leur état ne permet évidemment pas de pouvoir en tirer quelque information intéressante que ce soit. Le shérif est donc dans l’obligation d’opérer un travail d’archiviste en classant les dossiers par ordre chronologique pour tenter de trouver une cohérence d’ensemble mais ces archives ne sont finalement que « des aveux d’impuissance, des preuves jaunies et poussiéreuses » – on attendait la poussière, la voici ! Pour une fois, les archives ne sont pas un élément moteur de l’histoire, elles ne font que souligner l’inefficacité d’une police dépassée.

Archives de l’intime et archives administratives sont présentées avec le même soin, ordonnées comme celles d’Ava ou tombées en déshérence comme celles du shérif, elles sont, chacune à leur manière, les témoins de nos vies et de nos drames. On pourrait y ajouter les travaux des scientifiques qui étudient les carottes glaciaires qui sont les archives de la planète et que Sonja Delzongle mentionne en fin de volume. Si tout est archives, chacun d’entre nous est un document d’archives dont il est de notre devoir de conserver et transmettre la mémoire.

Sonia Dollinger

Renaissance, Paris 2054 est un film d’animation coproduit par le Luxembourg, la Grande-Bretagne et la France, sorti en 2006 sur les écrans et réalisé par Christian Volckmann. L’histoire originale est d’Alexandre de la Patellière et de Mathieu Delaporte, duo célèbre pour la pièce et l’adaptation ciné de Le Prénom.

Quelle est l’histoire ?

Ilona Tasuiev, scientifique prometteuse de la firme pharmaceutique Avalon et protégée du vice-président de la dite firme, a disparu dans d’étranges circonstances. L’inspecteur Karas aux méthodes musclées se voit confier l’enquête au sein du Paris de 2054.

Et les archives dans tout ça ??

Avant de se faire enlever, Ilona se dispute avec un malfrat du nom de Dimitri. On découvre l’objet de la dispute plus tard : Ilona a demandé à Dimitri de voler un cahier : il s’agit d’un cahier de notes de recherche datant de 2006, dernière trace d’un ensemble de tests médicaux dont les archives ont été détruites. Pas de science ni de recherche sans donnée ni informations et donc sans archives !

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De précieuses données de recherche

Karas dans son enquête rencontre Bislaine Tasuiev, la sœur aînée d’Ilona. Ilona l’a pistonnée pour faire rentrer Bislaine au service des archives d’Avalon. Mais cette dernière déteste son boulot. L’inspecteur Karas lui demande de faire des recherches dans les archives numériques d’Avalon sur 2006 et les travaux du professeur Müller, mentor d’Ilona. Bislaine se rend au siège d’Avalon et consulte l’historique de recherche de sa sœur dans les archives et tombe sur un dossier « confidentiel alpha ». Bislaine indique alors à Karas que si elle consulte ce fichier, elle sera « vite repérée ». Et en effet, elle ouvre le fichier et en voit le contenu, la sécurité est activée et des gardes sont envoyés pour l’appréhender. Et c’est incohérent lorsque la sécurité des archives est bien gérée : soit Ilona n’a pas les droits pour consulter ce dossier et ne peut donc pas le lire, soit elle a les droits et cela ne déclenche pas d’alarme de sécurité. La politique de sécurité et d’accessibilité des archives dans une firme internationale comme Avalon ne semble pas très claire !

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Recherche dans les archives d’Avalon

Donc Renaissance nous offre des symboles récurrents : des archives précieuses pour la recherche et une archiviste qui n’aime pas son boulot. Mais montre aussi que les nécessités du scénario (dans notre cas, offrir une scène d’action qui rapproche les protagonistes et dévoile des infos cruciales) amène à des incohérences. A quand une relecture des scénarii par des archivistes ?

Marc Scaglione

Ils vont tuer Robert Kennedy est un ouvrage de Marc Dugain sorti en 2017 chez Gallimard puis en poche chez Folio en 2019. Marc Dugain avait déjà abordé indirectement le sujet en 2005 dans un précédent ouvrage intitulé la Malédiction d’Edgar.

Quelle est l’histoire ?

Un professeur d’histoire contemporaine de l’Université de Vancouver est resté traumatisé par la mort brutale de ses parents. Ses recherches portent sur l’assassinat de Robert Kennedy mais le conduisent vers des zones d’ombre : et si la mort de ses parents avait un lien avec le meurtre du sénateur démocrate ? Quels étaient les liens entre le père de cet universitaire et les services secrets britanniques et quelles étaient les réelles motivations des assassins de Bob Kennedy ?

Et les archives dans tout ça ??

Le narrateur évoque le traumatisme inhérent à la perte de ses parents. Cette meurtrissure se manifeste dans la relation ambiguë qu’il entretient avec la maison familiale qu’il met en vente pour finalement renoncer et la considérer comme le réceptacle des souvenirs. Il y revient régulièrement malgré la douleur pour « y consulter les archives et papiers entreposés par mon père (…).  » Cette demeure lui rappelle la mort mais elle reste le lieu des souvenirs et de la conservation des archives familiales.

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Ces documents et la quête de sa propre identité vont pousser le narrateur à effectuer des recherches sur ses origines. Comme tout bon généalogiste, il démarre par la fouille des papiers de famille qui se trouvent dans une petite boîte où les photos sont serrées les unes contre les autres. Il poursuit ensuite très logiquement par l’état-civil de sa grand-mère qui lui permet, au passage, de vérifier quelques légendes familiales, démontrant ainsi la nécessité de revenir aux sources primaires que sont les archives. L’accès aux archives est parfois compliqué par la situation politique comme le montre le professeur qui a bien du mal à accéder aux documents qui l’intéressent dans les archives polonaises encore en plein déni par rapport à la Shoah. Marc Dugain décrit ainsi très bien le processus de recherche de sa propre histoire qui se heurte aux légendes et traumatismes familiaux mais aussi aux difficultés des pays ou des institutions à se confronter à leur histoire et donc à rendre leurs archives accessibles. Découvrant le rôle de son père dans la résistance française, le narrateur veut avoir des compléments d’information et s’adresse « à la police ou à la justice pour avoir copie des archives que cette affaire avait laissées« . La démarche semble malaisée puisqu’elle est qualifiée de fastidieuse, ce qui traduit parfaitement le découragement que la supposée complexité du monde archivistique peut avoir pour un chercheur néophyte. Il indique d’ailleurs préférer faire ses recherches sous couvert de son université plutôt qu’à titre particulier, mauvais souvenir des traitements différenciés que certains usagers ont pu parfois subir à une époque qu’on espère révolue. Tout au long de l’ouvrage, le narrateur évoque ses difficultés à se faire communiquer les documents sur son père, non pas au sein des archives qui sont peu mentionnées mais au cœur des administrations elles-mêmes.

Les archives familiales sont l’occasion d’une jolie description de l’émotion que provoquent les photographies. Si elles ont une vraie valeur sentimentale, les photos sont aussi des archives permettant de documenter une époque ou de compléter ses informations. La maison de famille semble être en fait un vaste dépôt d’archives puisqu’après les boîtes contenant les photos, le narrateur se plonge dans le contenu d’une armoire métallique qui renferme la correspondance de son père, ses agendas ou ses notes pour tenter de reconstituer son parcours. Mais il semblerait que dès qu’il tente d’en savoir plus en quittant la maison, le narrateur se heurte à une barrière : impossible par exemple d’accéder au rapport de police sur l’accident de son père. Toutes les archives publiques sont soit extrêmement difficiles d’accès, soit invisibles. Cette barrière oblige l’universitaire à fouiller davantage encore dans les archives de son père, il se qualifie désormais lui-même d' »archiviste scrupuleux », ce qui lui permet en épluchant les lettres conservées par son père de peu à peu tisser des liens avec Hoover et les assassinats des Kennedy. Contrairement aux instructions reçues, son père n’avait pas détruit ses archives et avait donc laissé des traces permettant de retracer un parcours plus surprenant que prévu. Il retrouve même des brouillons qui auraient dû disparaître mais qui ouvrent des clefs de compréhension. Pourtant, les archives familiales devenant une véritable obsession pour l’universitaire, il envisage de les détruire pour, finalement, se libérer de l’emprise que le passé a encore sur sa vie quotidienne.

Parallèlement à ces archives familiales, l’auteur évoque également la destruction méthodique des archives du programme MK-Ultra, projet secret de la CIA visant à développer des techniques de manipulation mentale. Le directeur du projet, Sidney Gottlieb aurait ordonné la destruction totale de ces archives, ce qui n’a pas empêché d’autres documents de resurgir et de prouver l’existence de ce programme. mais officiellement, « les archives auraient brûlé accidentellement », comme ce fut le cas pour d’autres affaires dans lesquelles d’opportuns incendies ont éradiqué des archives compromettantes. Pourtant, malgré une volonté d’occultation, on a bien souvent du mal à faire disparaître la totalité des archives qui concernent un sujet et c’est assez réconfortant. Les archives sont d’ailleurs des éléments clefs de la compréhension des décisions politiques quand elles parviennent jusqu’à nous comme l’indique l’auteur lorsqu’il évoque « des archives du FBI » essentielles pour mieux appréhender la haine que voue Johnson à Bob Kennedy. La conservation d’archives sensibles par différents adversaires est un moyen de s’assurer d’un silence réciproque ou de se donner une arme en cas d’attaque. Des vieux papiers poussiéreux, les archives ? Dans certains cas, il s’agit plutôt de véritables bombes à retardement ! Le narrateur enfonce le clou : « la dissimulation d’archives décisives ne permettront au plus qu’une approximation de cette vérité » et rappelle combien la France paie encore par exemple le fait d’avoir longtemps cherché à dissimuler certaines zones de son passé proche. La destruction d’archives est souvent plus néfaste que leur communication puisqu’elle permet le développement de théories complotistes parfois bien plus dangereuses que la vérité, fut-elle douloureuse.

Sonia Dollinger

 

 

 

Jean Doux et le mystère de la disquette molle est une bande dessinée d’humour et d’aventure signée Philippe Valette, éditée chez Delcourt en 2017. Il s’agit de la deuxième BD de l’auteur, après sa série humoristique Georges Clooney.  Jean Doux (c’est plus court) est plébiscité par le public et la critique et reçoit deux prix : le prix Landerneau BD 2017 et le Fauve Polar Sncf d’Angoulême 2018. Le début de la BD est décliné en jeu vidéo en ligne accessible sur le site de Delcourt.

Quelle est l’histoire ?

23 décembre 1994, Jean Doux, juriste, arrive en retard à son boulot chez Privatek, une société de vente de broyeuses à papier et rate une réunion de première importance. Après avoir été réprimandé par le directeur, Jean Doux se cache pour fumer une cigarette dans le débarras. Par pur hasard, il découvre dans le plafond une mallette contenant une disquette molle datée de 1976. C’est là que l’aventure commence !

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La découverte de la disquette molle

 

Et les archives dans tout ça ??

Quel archiviste n’a pas eu la chance de dénicher des archives dans des endroits insolites ? On peut classer le faux plafond dans cette catégorie ! Lorsque l’on découvre un support de dématérialisation (disquette molle, disquette, CD mais aussi bandes magnétiques par exemple), il est nécessaire de trouver un appareil de lecture. C’est une aventure à part entière pour récupérer la machine idoine.

Une fois Jean Doux équipé, il lit la disquette et tombe sur des lignes de code incompréhensibles. Face à cela, il décide de retracer le contexte d’origine de la disquette en retournant dans le débarras où il l’a découvert. Mais le débarras a été vidé. Lui et ses compagnons d’aventure identifient finalement le débarras comme l’ancien bureau 33. Ils partent alors en quête du trombinoscope de 1976. Il est nécessaire d’aller aux archives.

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Un mur d’archives !

Et là c’est le drame ! Les archives de Privatek sont en réalité un mur de meubles à dossiers posés les uns sur les autres en fonction de la date des documents que le dit meuble contient. Le mur ne semble pas connaître de limite de hauteur. Outre la hauteur, Jean Doux n’est pas aidé par le classement, qui est plus que sommaire. Les dossiers n’ont aucune ordre logique.

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De l’utilité d’un plan de classement…

On peut analyser ce passage de deux manières. Dans un premier temps, les archives sont décrites dans de nombreuses œuvres comme des montagnes de papier difficiles d’accès d’un point de vue intellectuel, l’archiviste est souvent alors le gardien et le guide dans ces zones. Mais ici pas d’archiviste. Dans un second temps, Philippe Valette offre avec cette BD un portrait du monde de l’entreprise sarcastique, espace de convivialité, de soumission, sans logique. Et quoi de plus illogique qu’une entreprise qui vend des broyeuses à papier comme solution de gestion des documents et qui vit sur une montagne d’archives non traitées ?

Jean Doux finit par trouver le trombinoscope et la bande joyeux drilles continue alors son aventure !

Souvent perçues comme une montagne difficile d’accès, parfois symbole de l’hypocrisie des institutions publiques et privées, les archives sont aussi source d’aventure. Dénicher l’archive, trouver un moyen de la lire, essayer de la comprendre, en trouver l’origine, voilà une aventure qui est la parfaite description de notre travail ! On peut donc affirmer sans aucun doute que les archivistes sont des aventuriers ! Des aventuriers de l’ombre, des aventuriers de bureau et d’open space, mais des aventuriers tout de même !

Marc Scaglione