Articles Tagués ‘Alexandre de la Patellière’

Renaissance, Paris 2054 est un film d’animation coproduit par le Luxembourg, la Grande-Bretagne et la France, sorti en 2006 sur les écrans et réalisé par Christian Volckmann. L’histoire originale est d’Alexandre de la Patellière et de Mathieu Delaporte, duo célèbre pour la pièce et l’adaptation ciné de Le Prénom.

Quelle est l’histoire ?

Ilona Tasuiev, scientifique prometteuse de la firme pharmaceutique Avalon et protégée du vice-président de la dite firme, a disparu dans d’étranges circonstances. L’inspecteur Karas aux méthodes musclées se voit confier l’enquête au sein du Paris de 2054.

Et les archives dans tout ça ??

Avant de se faire enlever, Ilona se dispute avec un malfrat du nom de Dimitri. On découvre l’objet de la dispute plus tard : Ilona a demandé à Dimitri de voler un cahier : il s’agit d’un cahier de notes de recherche datant de 2006, dernière trace d’un ensemble de tests médicaux dont les archives ont été détruites. Pas de science ni de recherche sans donnée ni informations et donc sans archives !

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De précieuses données de recherche

Karas dans son enquête rencontre Bislaine Tasuiev, la sœur aînée d’Ilona. Ilona l’a pistonnée pour faire rentrer Bislaine au service des archives d’Avalon. Mais cette dernière déteste son boulot. L’inspecteur Karas lui demande de faire des recherches dans les archives numériques d’Avalon sur 2006 et les travaux du professeur Müller, mentor d’Ilona. Bislaine se rend au siège d’Avalon et consulte l’historique de recherche de sa sœur dans les archives et tombe sur un dossier « confidentiel alpha ». Bislaine indique alors à Karas que si elle consulte ce fichier, elle sera « vite repérée ». Et en effet, elle ouvre le fichier et en voit le contenu, la sécurité est activée et des gardes sont envoyés pour l’appréhender. Et c’est incohérent lorsque la sécurité des archives est bien gérée : soit Ilona n’a pas les droits pour consulter ce dossier et ne peut donc pas le lire, soit elle a les droits et cela ne déclenche pas d’alarme de sécurité. La politique de sécurité et d’accessibilité des archives dans une firme internationale comme Avalon ne semble pas très claire !

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Recherche dans les archives d’Avalon

Donc Renaissance nous offre des symboles récurrents : des archives précieuses pour la recherche et une archiviste qui n’aime pas son boulot. Mais montre aussi que les nécessités du scénario (dans notre cas, offrir une scène d’action qui rapproche les protagonistes et dévoile des infos cruciales) amène à des incohérences. A quand une relecture des scénarii par des archivistes ?

Marc Scaglione