Archives de la catégorie ‘Non classé’

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La Frontière est un court-métrage de Valérian Cadici, tourné à Nancy dans la bibliothèque municipale Stanislas. Il a été écrit, réalisé et diffusé en 2015 dans le cadre du « 48 Hour Film Project » qui est un concours international. Les participants doivent écrire, filmer, monter et remettre leur court-métrage seulement 48 heures après le lancement du concours en respectant des éléments imposés (genre, personnage, objet, ligne de dialogue). Valérian Cadici a donc dû faire un court-métrage fantastique dans lequel le personnage de François(e) Trape, portier(ère) de profession, devait être présent, de même qu’une craie et la ligne de dialogue suivante : « Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? ». Ce court-métrage a obtenu 5 prix, celui de la « Meilleure réalisation », du « Meilleur son », du « Meilleur montage », mais aussi celui du « Meilleur acteur » pour Hugo Lecardinal et de la « Meilleure actrice » pour Clara Camblor.

Dès le générique le ton est donné, la musique est angoissante, les flashs aveuglants et le fond noir strié par un trait de lumière légèrement bleutée font immédiatement penser à un autre univers. Le titre même La frontière, pose question, serions-nous à la frontière du réel et de l’irréel, du véridique et de la fiction ? La particularité du genre fantastique réside justement dans cette ambivalence puisqu’il s’agit toujours de l’irruption de faits ou éléments surnaturels dans un quotidien ordinaire.

Le court-métrage débute au milieu de rayonnages qui pourraient être à la fois ceux d’un magasin d’archives ou de bibliothèque. Le personnage apparaît entre deux tablettes, dissimulé par des livres et boîtes d’archives. On le voit ensuite ranger des boîtes de type Cauchard dans une demi-pénombre quand surgit la deuxième protagoniste que l’on ne voit pas tout de suite mais dont on entend la voix. On comprend alors que le jeune homme s’appelle Raphaël, qu’il est magasinier et qu’il est « aux aguets » car son prédécesseur est parti « pour cause de démence » (1’12). Le ton est donné.

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On ne voit le visage de Françoise Trape, la seconde protagoniste, qu’au bout d’une minute et 25 secondes. Elle apparaît elle aussi entre deux tablettes mais l’intégralité de son visage est masqué à l’exception de ses yeux. Cette dissimulation symbolise l’univers secret dans lequel se trouvent les deux personnages. Raphaël, prenant un livre en main, va demander à Françoise où ce dernier se range. Elle va lui répondre : « celui-là n’est pas ici, c’est dans les archives » (1’37) et lui propose de l’y emmener car il ne les connaît pas. Tous deux prennent alors un ascenseur qui les emmène au rez-de-chaussée si l’on en croit le bouton appuyé mais qui ressemble fort à un sous-sol.

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Et les archives dans tout ça ??

Situées bien évidemment à un étage inférieur, topos s’il en est, la représentation des archives dans ce court-métrage va canaliser les fantasmes véhiculés par l’imagerie populaire. Comme l’on descendrait dans les limbes, l’on descend ici aux archives, l’ambiance se fait pesante et Françoise demande innocemment (et rhétoriquement) à Raphaël : « J’espère que vous n’avez pas peur des fantômes ? » (2’00). Question saugrenue laissant sous-entendre que les archives seraient le lieu de vie privilégié des fantômes. Innocemment Raphaël lui demande s’il y en a en bas, ce à quoi elle répond en esquissant un sourire énigmatique : « plein ! ».

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Une fois arrivés dans ce fameux magasin d’archives, un bruitage angoissant retentit. Alors que Raphaël s’étonne du fait que l’on puisse être portière dans une bibliothèque, Françoise détourne la conversation pour lui indiquer le numéro de la travée. Alors qu’il est occupé à ranger l’ouvrage, Françoise disparaît (2’54). Il la cherche alors sans la trouver quand elle surgit d’une allée pour lui faire peur ce que Raphaël, déjà peu rassuré par le lieu, n’apprécie guère. Elle lui explique alors que lorsqu’elle « était gamine et [..] avait peur, [sa] mère lui disait qu’il suffisait de dessiner un trait avec une craie pour que les fantômes ne puissent pas passer » (3’26). Ce à quoi Raphaël répond, dans un élan de courage : « Tu sais ce que je leur dis aux fantômes, moi ? » tout en jetant la craie au loin. Alors qu’ils s’apprêtent à partir des archives, des bruits bizarres se font entendre et, en se retournant, ils voient, entre deux épis, un avant-bras étendu sur le sol tenant dans la main l’un des morceaux de craie. Comme si l’on traînait le reste du corps, un trait se forme sur le sol et le bras disparaît. Raphaël s’énerve, se demande si c’est un bizutage réservé aux nouveaux venus dans les archives et va voir l’allée en question pour surprendre la personne qui lui ferait une blague mais ne trouve que le morceau de craie dans l’allée déserte. Des bruits de rayonnages métalliques qui s’entrechoquent résonnent au loin et une succession de faits surnaturels s’enchaînent. Alors qu’il souhaite s’échapper, il comprend que le fantôme en question est justement Françoise qui le poursuit. Puis l’image se coupe (5’47), l’extérieur de la bibliothèque puis la salle de consultation sont tour à tour filmés. Hors des archives, l’ambiance est calme et apaisée mais la musique classique est légèrement inquiétante. De nouveau un plan montre l’ascenseur en train de descendre puis l’on voit un jeune nouveau magasinier, quelque peu hésitant, ranger des livres lorsque surgit Françoise, toujours le visage dissimulé par les tablettes. L’histoire est prête à recommencer.

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Si les personnes travaillant dans les archives et les bibliothèques ne répondent pas, dans ce court-métrage, aux stéréotypes traditionnels les faisant passer pour des êtres âgés, revêches et forcément taciturnes mais bien pour des personnes jeunes, dynamiques et même plutôt séduisantes, les archives restent un endroit emprunt de clichés. Secrètes et mystérieuses, ce sont elles qui servent ici de frontière entre le monde normal et le monde surnaturel. Dans cet univers bien ordonné où les dossiers sont classés de façon rationnelle, les archives renferment toute l’histoire et la vie des individus. L’on y trouve ainsi la trace de gens disparus ce qui peut expliquer que, dans ce lieu, puisse flotter fantômes et autres âmes tourmentées. Dans les allées désertes des magasins d’archives tout peut se cacher et tout peut arriver. Vous êtes prévenus !

Pour voir le court métrage : la Frontière.

Sarah Kerzazi.

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Il y a longtemps que je t’aime est une pièce de théâtre écrite par le dramaturge, scénariste et réalisateur français Jacques Deval (1890-1972). Elle est portée pour la première fois sur les planches en 1955. Mais la version dont nous allons parler est la deuxième création de cette œuvre, immortalisée par l’émission Au théâtre ce soir le 27 juillet 1974. Le metteur en scène est Raymond Gérome et nous retrouvons à la distribution Jackie Sardou, Hubert de Lapparent, Claude Jade et Jean Barney entre autres. L’enregistrement est visible sur le site de l’Ina.

Au théâtre ce soir

Quelle est l’histoire ?

A la Rochelle, dans un magasin d’antiquités tenu par les Gandoche. Une situation de quiproquo causée par une mise en gage amicale mais illégale d’un chronomètre va changer la vie d’un jeune marin Sixte Caulois, partant le lendemain pour les Antilles, et de la jeune Clarisse Naulier, quittant elle aussi la ville pour l’Afrique.

Et les archives dans tout ça ??

Découverte d'une lettre dans le coffreeLa pièce s’ouvre sur le couple d’antiquaires Gandoche discutant de la venue de l’archiviste du département, Monsieur Gouleste, incarné par Hubert de Lapparent. Madame Gandoche a déniché dans une ferme le coffre du Greffe du Tribunal révolutionnaire de la Rochelle. La ferme appartient aux Légnelot, descendants d’un accusateur public du Tribunal. Après avoir jeté un œil rapide, aux objets et aux lettres, l’archiviste annonce revenir le lendemain pour dresser un inventaire et faire la comparaison avec l’inventaire du greffe conservé aux Archives départementales. Le but est que le musée de la ville achète le coffre. Il souligne l’ironie de la situation puisque le coffre est revenu dans l’ancien greffe du Tribunal, aujourd’hui boutique des Gandoche.

Monsieur Gouleste est incarné par Hubert de Lapparent. Il est dépeint et joué comme un fonctionnaire soigné. C’est un «  savant » selon les mots de Mme Gandoche et il le prouve à maintes reprises en expliquant l’histoire du lieu ou encore des objets qu’ils découvrent. Il se plaît même à citer Corneille. Bref une représentation classique de l’archiviste érudit, sans la morgue habituellement véhiculée avec cette image.

Monsieur Gouleste examine le cachet du coffre

Monsieur Gouleste doit faire une estimation pour pouvoir débloquer un budget pour l’achat par la Ville de ce coffre. Mme Gandoche sous-entend que les documents et objets pourraient être vendus au premier venu sans offre rapide de cette dernière. Les archives publiques sont, au moins depuis la loi de 1979, imprescriptibles, ce qui signifie qu’elles ne peuvent être conservées par un tiers non autorisé. Ainsi il est normalement interdit pour un fonctionnaire  et ses descendants de conserver des dossiers de travail. Cette pratique est hélas courante de longue date et a toujours cours aujourd’hui, nombreux étant ceux qui considèrent à tort que leurs dossiers sont leurs propriétés. Dans des ministères aux traditions archivistiques établis comme la Défense et les Affaires étrangères, des pratiques ont été mis en place dès le XVIIIe siècle pour essayer d’enrayer ce problème, sans pour autant le résoudre. Bref, dans le contexte actuel, il n’y aurait pas de négociations. Après authentification, les documents auraient subi une demande de restitution.

Enfin, outre ces aspects techniques , les archives sont aussi ici porteuses d’histoire. Dans le cas de la pièce, une lettre retrouvée dans le coffre du greffe raconte celle d’un couple martyr de la Révolution faisant un écho tout étrange avec l’histoire des jeunes protagonistes. Passé et présent qui s’entremêlent , voilà une thématique forte des archives qui apporte une vraie beauté à notre métier.

Marc Scaglione

EsperluetteSéries, livres, films, jeux vidéo et maintenant musique, les archives sont partout, traces de notre passé et de notre histoire, bien ancrées dans le présent et sa contemporanéité. Elles sont là où on ne les attend pas, au détour d’une scène, d’un paragraphe ou d’une mélodie.

Le dernier album de Julien Doré, intitulé sobrement & (Esperluette) est un voyage à travers ce que le chanteur a à offrir de plus beau en matière de textes et de mélodies. Du magnifique Sublime & Silence à l’exotique Coco Câline, cet album profond et empli de spleen est certainement le plus touchant et le plus sincère qu’ait écrit l’artiste dans sa carrière.

Et en conclusion de cet opus, vient la chanson De mes sombres archives qui s’inscrit dans la lignée du reste de l’album, mélancolique et nostalgique. En voici les paroles :

Attends mon cygne
Que le lac nous échappe
Que le lac nous échappe
Pris dans les lignes
De mes sombres archives
De mes sombres archives

Regarde mon cygne
C’est les hommes qui se targuent
D’être l’ange et l’acide
Lis dans les lignes
De leur langue nocive
De leur langue nocive

Attends mon cygne
Que l’un d’eux te regarde
Que l’un d’eux te regarde
Pour prendre la cime
De tes ailes lascives
De tes ailes passives

Le vent se charge
De ces hommes qui affirment
Être l’ange et l’acide

Pris dans les cages
De leurs ombres massives
De leurs ombres massives

Le vent se calme
Sous les palmes des cygnes
Sous les palmes des cygnes
Les ombres du lac
Ont de sombres archives
Ont de sombres archives

Attends mon cygne
Que le lac nous échappe
Que le lac nous échappe
Pris dans les lignes
De mes sombres archives
De mes sombres archives

Attends mon cygne
Que le lac nous échappe
Que le lac nous échappe
Pris dans les lignes
De mes sombres archives
De mes sombres archives

L’interprétation faite de ce texte n’est que mon ressenti et n’est en aucun cas (du moins je pense et si c’est le cas c’est une coïncidence) l’interprétation qu’a voulu en faire Julien Doré. La chanson parle sans doute de la mort, de ce qu’on laisse de notre passage sur Terre après notre décès et les archives sont ici, pour le coup, traduites comme la trace de ce qui reste d’une personne.

Justine Remandet

Un billet très spécial cette semaine avec une présentation du blog et de l’équipe qui le fait vivre depuis maintenant deux ans et cent numéros ! Nous n’aurions pas forcément parié sur le succès d’une telle initiative et nous remercions chacun de celles et ceux qui la soutiennent, soit en écrivant un billet, soit en indiquant des références, soit en lisant ou partageant les articles.

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C’est avant tout notre amour et notre passion pour le métier d’archiviste qui nous guident et ce petit blog n’a d’autre ambition que de vous les faire partager tout en montrant l’extraordinaire foisonnement de la présence des archives dans notre culture populaire et quotidienne. Au fur et à mesure de l’écriture de nos billets, nous avons découvert des références dans des fictions où l’on ne pensait pas vraiment trouver des archives. Parfois, certains d’entre nous ont noté des apparitions archivistiques dans leur série préférée, dans leur jeu favori ou dans leurs comics. Parfois, on se donne même des petits challenges du genre : « allez, repère des archives dans Une Nounou d’Enfer » – oui, ok, on a des passe-temps inquiétants !

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Ce qui était au départ un simple petit jeu est devenu une observation attentive. Le plus drôle est que, finalement, de plus en plus de monde s’est pris au jeu : archivistes ou non, vous êtes désormais nombreux à noter la moindre mention des archives lors de vos parties de jeu vidéo ou au cours de vos lectures. Rien ne fait d’ailleurs plus plaisir que vos envois d’images et de citations en tous genres. Cela nous prouve votre curiosité pour ce blog et pour son contenu et cet intérêt dépasse le petit milieu des archivistes ce qui est pour nous surprenant et motivant.

Ce blog ne vivra que parce que vous le soutiendrez d’une manière ou d’une autre alors il ne tient qu’à vous de poster un petit commentaire, partager nos articles et en parler autour de vous. Son existence est un hommage aux archives qui sont les témoins de notre vie quotidienne et de celles de nos ancêtres, ces archives qui sont bien loin d’être aussi poussiéreuses que les clichés tenaces le laissent à penser. Archives et culture pop’ est aussi un bon argument pour montrer l’aspect moderne et récurrent de l’utilisation des archives dans la fiction.

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N’oubliez pas que nous sommes également présents sur facebook et twitter (@ArchivesPop1) où vous pouvez retrouver les billets publiés mais aussi des brèves et interagir avec nous. Vous pouvez évidemment proposer vos contributions pour faire partie de l’équipe occasionnellement ou régulièrement. Certains proposent un seul article, d’autres davantage et vous n’avez pas forcément besoin d’être archiviste pour participer, Alors, on se lance ?

En attendant de vous lire, nous vous présentons l’ensemble des contributeurs d’Archives et culture pop’ :

Les membres d’Archives et Culture pop

L’équipe 


Sonia Dollinger
: créatrice du blog en juillet 2014. L’idée est née à la suite de ses cours de valorisation et action culturelle dans les archives dispensés depuis plus de dix ans auprès des étudiants de Licence APICA et de Master Pro Archives à l’Université de Bourgogne. Faisant travailler les étudiants sur l’image des archives et des archivistes dans la culture populaire et accumulant les références, il lui a paru intéressant d’en garder trace – en bonne archiviste – et de prolonger l’expérience par un blog. C’est ainsi qu’est né « Archives et culture pop‘ ». Les passions de la rédac’chef sont évidemment les archives, les comics et plus largement la culture geek. Elle tient aussi le blog Comics have the Power.

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Marc Scaglione : archiviste de métier, Marc est arrivé sur le blog en 2016. Il propose régulièrement des articles et apprécie en particulier la culture japonaise, les jeux vidéos, la science-fiction et la bande dessinée.

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Christelle Lachiche
: si elle n’est pas archiviste de métier, Christelle est notre fin limier qui repère le mot archives à chaque fois qu’elle visionne une émission ou une série. Rien
ne lui échappe et elle se lance même dans le montage vidéo pour notre plus grand plaisir ! Les vidéos sont, pour l’instant, visibles sur la page facebook en attendant un autre mode d’hébergement.

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Emilie Rouilly : archiviste passionnée d’Histoire, fan de l’univers de Tim Burton, de musique – en particulier pop-rock anglo-saxonne, elle co-administre la page facebook, donne régulièrement des références et relit les articles avec acuité.

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Les contributeurs

Nicolas Caré : archiviste qui nous a présenté un « triste archiviste« .

Roselyne Chapeau : archiviste en Valdoisie, amatrice de thrillers nous a offert un billet sur Preston and Child.

Charlène Fanchon : archiviste qui a eu la lourde tâche de parler de 1984, l’ouvrage mythique de George Orwell

Géraldine Faupin : archiviste archéologue, elle a évoqué pour nous la mascotte des archivistes : Gaston Lagaffe.

Céline Fernandez : archiviste en Isère qui a écrit sur la série Versailles.

Flavie Gourdon : archiviste amatrice de séries en tous genres qui a présenté Chuck et le Caméléon.

Chrystelle Langlais : archiviste musicienne, fan d’héroïc fantasy, de jeux vidéos et de tout ce qui est geek de manière générale. Chrystelle a notamment écrit sur Kushiel.

Cécile Mercey : archiviste, elle nous a proposé un billet sur Cloud Atlas.

Déborah P. :archiviste blogueuse (archivisteenarchivie) à qui nous devons un billet sur Galaxy Quest.

Sim Theury : grand connaisseur de comics, il tient deux super blogs sur le sujet : Unspoiled Comics et Le cabinet de curiosités Marvel et nous a fait l’honneur d’un billet sur Crossed + 100 pour Halloween.

 

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Maintenant que vous connaissez mieux notre équipe et notre philosophie, venez rejoindre l’aventure !

Nomination aux Liebster Awards

Publié: 29 février 2016 dans Non classé

Hello à toutes et à tous,

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Aujourd’hui, vous aurez droit à un billet un peu spécial puisque ce blog a été nominé aux Liebster Awards par un blog ami, le fantastique Unspoiled comics (http://unspoiledcomics.tumblr.com/) . Il s’agit de faire découvrir des blogs et leurs créateurs à travers un petit questionnaire et puisque je trouve cette initiative sympa, je me prête volontiers au jeu des 11 questions :

1° 7 trucs à savoir sur toi :

  • un de mes premiers souhaits a été d’apprendre à lire et mon grand regret est d’avoir dû attendre d’aller à l’école car, malgré mes insistances, mes parents n’ont pas voulu m’apprendre avant. Cela ne m’empêchait pas de feuilleter tous les bouquins que je trouvais rien que pour l’odeur ou les images.
  • mon premier comics fut Spécial Strange n°19 avec un Phoenix flamboyant terrassant Magnéto en couverture, j’avais sept ans et je l’ai acheté au bureau de tabac de mon village. La vendeuse était désespérée tous les mois en me voyant acheter ces « horreurs » selon ses termes.
  • Très tôt, j’ai adoré l’Histoire, j’ai lu des tonnes de bouquins sur les différentes périodes historiques, en particulier sur la Révolution. A 9 ans, en travaux manuels, on devait faire une construction de son choix, j’ai construit une guillotine…à la grande surprise de la maîtresse.
  • Ma vocation d’archiviste est venue petit à petit en farfouillant dans les vieux papiers de famille, en faisant de la généalogie et au cours de mes études d’histoire. C’était clair, il fallait que je préserve l’Histoire pour l’avenir.
  • Grande fan de comics, j’ai aussi adoré les dessins animés de ma jeunesse, j’étais fan de Goldorak, amoureuse d’Albator et de Cobra et dingue des Cat’s Eyes.
  • Alors que nous nous rendions à son concert, j’ai déjeuné à la table voisine de mon idole Patti Smith, je n’ai rien pu manger tellement j’étais en apnée et j’ai pu lui parler, je ne m’en remets encore pas !
  • Quand j’étais enfant, j’ai tenté de voyager dans le temps en me concentrant parce que je pensais que l’esprit humain pouvait tout faire si on voulait bien ne pas le brider…je suis restée des heures allongée sur un lit sans succès et ma mère a retrouvé à l’entrée de ma chambre un écriteau : « si vous ne me voyez pas, ne vous faites pas de souci,je suis partie dans le temps ».

2° Qu’est ce qui t’a donné envie d’ouvrir un blog/site ?

Plusieurs choses : je donne quelques cours en archivistique à l’Université de Bourgogne et je fais chaque année travailler les étudiants sur l’image des archives et des archivistes dans la culture populaire. En dix ans, nous avons trouvé tellement de références que je trouvais dommage de ne rien en faire. Ensuite, j’en avais assez des clichés sur les archives et les archivistes que les gens véhiculent sans rien connaître de ce merveilleux métier. j’ai donc décidé de m’en amuser mais aussi de démontrer que les références aux archives inondent aussi bien la littérature que le cinéma, les séries et les comics que j’ai bien sûr voulu mettre en avant par ce biais. Il s’agit d’allier plusieurs passions et de démontrer toute la modernité et le côté pop’ du métier d’archiviste.

3° D’où vient le nom de votre site/blog ?

Je n’ai pas été cherché très loin, il fallait identifier immédiatement les archives et les relier à la culture populaire, donc « Archives et culture pop' », ça sonnait bien!

4°Comment te vient l’inspiration ?

Elle vient de tout ce que je lis et ce que je regarde, maintenant, c’est un réflexe : quand je repère le mot archives dans un film, une série, un comics ou même un jeu vidéo, je prends des notes, des photos et c’est parti ! Je dois aussi dire que j’ai un gros réseau d’informateurs qui me signalent des références voire me proposent un article ce qui permet d’avoir plus de contributeurs et des regards différents.

5°Tu penses continuer ce blog encore longtemps ?

Aussi longtemps que cela me sera un plaisir. Si cela doit devenir une corvée ou devenir un truc ringard, j’arrêterai pour faire autre chose.

6°Votre personnage comics préféré ?

La première que j’ai vue et de laquelle je suis tombée amoureuse : Jean Grey / Phoenix. Une belle femme rousse magnifique, un mutant hyper puissant et fragile à la fois, un être humain dans toutes ses contradictions et toute sa terrible beauté. J’ai pleuré à sa mort !

7°Vos auteurs préférés (dessinateurs, scénaristes …)

J’imagine qu’il faut répondre en se basant sur les comics. Je dirais donc en auteurs : Neil Gaiman le poète, Alan Moore, l’écorché vif, l’inquiétant Joe Hill, les cyniques Garth Ennis et Warren Ellis. J’aime aussi beaucoup Robert Kirkman, le papa de Walking Dead ou le controversé Frank Miller ou Rick Remender. Et évidemment Chris Claremont pour l’incomparable saga du Phénix Noir, même s’il a du tuer le Phénix. Côté dessinateurs, mon dieu absolu s’appelle John Byrne, mon rêve serait d’avoir un dessin de lui ! Mais je m’enthousiasme aussi pour beaucoup d’artistes formidables comme Alan Davis, Jim Aparo, Neal Adams, Jack Kirby et chez les Français je suis ultra fan de Ciro Tota, Jean-Yves Mitton, Elsa Charretier, Paul Renaud et mon pote Chris Malgrain mais j’en oublie sûrement un millier, il y a tellement de talents devant lesquels s’extasier.

8°Tu aimes les chiens ?

J’adore les chiens, je n’imagine pas une vie sans eux, à chaque fois que j’en vois un, je le veux 🙂

9°Votre/vos autre(s) passions ?

La femme de ma vie, indubitablement ! J’aime lire, notamment les comics, les thrillers, les livres d’histoire, les bandes dessinées en général. J’aime la musique et je vénère Patti Smith qui est pour moi une immense artiste. J’aime les jeux vidéos, en particulier les jeux de zombies et les Assassin’s Creed. J’aime les voyages et en particulier l’Amérique du Sud. j’aime les discussions enflammées et les rencontres enrichissantes.

10°Quelle question auriez-vous aimé qu’on vous pose ?

Toutes celles qui n’ont pas été posées, j’adore répondre aux questions !

11°Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour votre carrière sur le net ?

Qu’elle se poursuive et qu’elle me permette de rencontrer des personnes formidables comme celles que j’ai pu déjà rencontrer par ce biais. J’aimerais que ce blog fasse aussi prendre conscience aux gens que rien n’est plus moderne que les archives.

A mon tour, je nomme trois blogs :

The Lesbian Geek (https://thelesbiangeek.wordpress.com/)

Comics Ovore (http://www.comicsovore.com/)

Bruce Lit (http://www.brucetringale.com/)

et voici vos questions les potos :

1°7 trucs à savoir sur toi

2°Pourquoi un blog ?

3°Depuis quand es-tu fan de comics ?

4°Comment as-tu choisi le nom de ton blog ?

5°Quel personnage de comics adores-tu et quel est celui que tu hais ?

6°Si tu avais un super pouvoir, tu voudrais lequel ?

7°Si tu pouvais te transformer, en quoi serais-tu ?

8°Mulder ou Scully ?

9°Tu écoutes quoi comme musique ?

10°En cas d’épidémie et d’invasion zombie, tu fais quoi ?

11°As-tu d’autres passions ou es-tu monomaniaque des comics ?

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Sonia Dollinger