Archives de la catégorie ‘Littérature’

Gagner la guerre est le premier roman de l’auteur Jean-Philippe Jaworski qui s’est auparavant illustré dans les jeux de rôle et les nouvelles de fantasy. Cet ouvrage, sorti en 2009 chez Les Moutons Électriques, est récompensé par le Prix Imaginales du roman francophone au Festival d’Epinal. Gagner la guerre est également disponible en édition folio. Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier Justine, libraire chez Decitre Confluences qui m’a conseillé cette lecture passionnante.

Quelle est l’histoire ?

Gagner_la_guerreGagner la guerre est le récit du parcours de Don Benvenuto Gesufal, un spadassin aux ordres du podestat Leonide Ducatore qui dirige la République à coup d’intrigues et d’assassinats. Lorsque Benvenuto tue le fils d’un des rivaux de Ducatore, la guerre est déclarée entre les familles et Benvenuto n’a d’autre choix que de s’exiler loin de Ciudalia, la capitale de la République, pour faire oublier ses méfaits. Jaworski présente un univers proche du nôtre, la République de Ciudalia rappelant les intrigues vénitiennes mais le Vieux Royaume ressemble également au monde de Tolkien par moments puisqu’il est peuplé d’Elfes et de magiciens plus ou moins bienveillants. Le récit est à la première personne puisqu’il s’agit du point de vue de Don Benvenuto.

Et les archives dans tout ça ??

La notion d’archives est présente à deux reprises au moins et transparaît tout au long du texte à travers le souci de Benvenuto Gesufal de laisser son témoignage sur ses agissements et sur ces temps troublés que vit la République. Lorsque Benvenuto est en exil à Bourg-Preux, l’une de ses préoccupations est de continuer à coucher son récit sur parchemin et donc de s’en procurer sans trop attirer l’attention. Sachant combien la République est faite de faux-semblants et de mensonges d’Etat, Gesufal tient à ce que sa vision des choses soit consignée et mesure en même temps le danger de sa démarche car son texte viendra sans nul doute contredire les versions officielles de l’Histoire. L’auteur montre ainsi combien croiser les sources est important et combien la préservation des archives du for privé l’est également tant il est vrai qu’elles complètent utilement les archives administratives, quitte à les contredire.

La deuxième mention des archives est le fait du magicien Sassanos qui est, comme Benvenuto Gesufal au service du Podestat. Il a pour ennemie jurée une magicienne de grand talent qui évolue, pour sa part, au sein du clan rival des Mastiggia. Pour mieux comprendre à quel adversaire il se frotte, Sassanos se rend dans « les archives du Palais curial » pour consulter les documents rédigés par un certain Don Lusinga. Intrigué, il note que l’homme utilise des formules désuètes qui dénote de son appartenance à une époque ancienne. Sassanos, sans le savoir, pratique donc la diplomatique, qui lui permet de dater les documents et de comprendre à quelle époque ils se rattachent grâce aux formules utilisées ainsi qu’en étudiant la graphie du rédacteur. Enfin, Sassanos évoque la richesse incommensurable de la Grande Bibliothèque d’Elyssa qui contient non seulement tous les ouvrages des peuples disparus mais aussi « les archives du duc de Bromael », mélangeant ainsi ouvrages et documents d’archives dans un même lieu.

Gagner la Guerre montre donc combien les archives et notamment les témoignages issus du for privé, sont importantes pour une connaissance approfondie d’une époque et des faits marquants qui s’y sont déroulés. L’auteur offre aussi un bel exercice de critique des sources.

Sonia Dollinger

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Tout d’abord, quelques mots sur Pierre Bordage, auteur vendéen prolifique d’œuvres de science fiction et fantasy. Je l’ai découvert en lisant Les Fables de L’Humpur (1999).

Une sacrée claque, et son empreinte restera, pour ma part, plus forte encore que celle laissée par Une Planète des singes de Pierre Boulle, ce monstre sacré du genre né en 1963. Ce qui m’a conquise, ce sont à la fois son style d’écriture, son souffle humaniste, et ses inspirations et références mythologiques.

Les Chroniques des Ombres constituent une œuvre multimédia, dotée d’une double date de naissance.

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2008 : en tant que série audiovisuelle – une « B.D.-vidéo » sous format mp3 – en 36 épisodes.
Malheureusement, les sites de l’éditeur et de la série sont morts ; la bande – annonce (épisode 1 ?) est disponible ici .
2013 : en tant que roman sous format papier, aux éditions Au Diable Vauvert, sur laquelle je me base pour cet article (réédition chez J’ai lu en 2015)

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Il est grand temps d’en aborder le contenu narratif – et archivistique, bien sûr !Une guerre nucléaire a ravagé la planète, et créé un monde à deux vitesses. Une frange de la population, les happy few, vivent en vase clos dans des mégalopoles high-tech, les Cités Unifiées, et ne manquent de rien. La plus importante de ces havres d’abondance et de technologie est NyLoPa (New-York-Londres-Paris). Ses citoyens sont tous munis de puces renseignant leur identité et permettant de se connecter à un réseau de télécommunication et d’informations. Parmi eux figurent les Fouineurs, un corps d’élite de militaires-enquêteurs redouté et bien souvent détesté par la plupart des autres habitants. Le reste de l’humanité, les « horcites », est plus ou moins revenu à un état primal, où la violence fait loi. Des clans se disputent le contrôle du peu de ressources et de connaissances qui ont réchappé au désastre climatique et génétique engendré par les impacts des bombes.

Et les archives, dans tout ça ??

Revenons-en à nos Superflics 2.0. Ceux-ci disposent d’armements sophistiqués, et surtout
bénéficient d’améliorations cognitives et physiques et d’accès spéciaux à des canaux et données sensibles via leurs biopuces. Ils interrogent les bases de données et leurs statistiques, qui les renseignent sur l’ensemble des 114 millions habitants de NyLoPa : identité(s), fréquentations, affiliations politiques et religieuses, dossiers médicaux…

Les Archivistes 2.0, quant à eux, sont des « ordinateurs équipés de processeurs hyper puissants capable de décrypter des domaines protégés, et de classer les résultats obtenus par taux de probabilités« . Ces machines sont dotés d’une Intelligence Artificielle limitée, comparable à celles que nous connaissons, et n’impressionnent que par leurs capacités de stockage et de traitement des données et requêtes.

Non, l’artefact ultime reste « incarné » par le prototype de biopuce portée par l’un des héros de ce roman. Même la « Batechnology » issue des laboratoires de développement secrets de Wayne Industries, fait pâle figure auprès de ces engins miniaturisés conçus pour le dopage (sur)humain et le craquage de données à caractère personnel !

Duna.

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est le deuxième roman de l’écrivain suisse Joël Dicker. Paru en 2012 aux éditions de Fallois, cet ouvrage est remarqué partout dans le monde et reçoit de nombreux prix comme le Goncourt des Lycéens ou le grand prix du roman de l’Académie française. Fort de ce succès, le roman est adapté en série télévisée, réalisée par Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dempsey dans le rôle d’Harry Quebert.

Marcus Goldman est un jeune écrivain dont le premier roman a fait de lui une célébrité. Il profite de sa nouvelle gloire en faisant la fête et en se pavanant au bras d’actrices célèbres. Mais, quand son éditeur lui rappelle que son contrat lui impose de sortir un nouveau livre au plus vite, Marcus Goldman panique. Son inspiration l’a totalement quitté, il souffre du syndrome de la page blanche. Une seule solution, retrouver celui qui lui a tout appris, son professeur, Harry Quebert. Mais, quand Marcus débarque à Aurora, paisible bourgade du New Hampshire, il ne sait pas qu’un drame vieux de plus de quarante ans va détruire la réputation d’Harry Quebert. Ce dernier se trouve, en effet, accusé du meurtre de Nola Kellergan, jeune fille de quinze ans disparue en 1975. Marcus Goldman, fidèle à son mentor et ami décide de mener sa propre enquête sur ce qu’il convient désormais d’appeler l’Affaire Harry Quebert !

Et les archives dans tout ça ??

Vérité_Harry_QuebertQui dit enquête dit forcément plongée dans les archives, c’est presque un topos de la littérature policière et, en cela, La Vérité sur Harry Quebert ne déroge pas à la règle. Dans ses premières recherches, Marcus Goldman est confronté à l’absence de conservation de certaines données depuis leur informatisation, notamment quand il se rend dans un motel pour avoir la trace d’une réservation datant de 1975 : « 1975 ? Vous êtes sérieux ? Depuis qu’on garde les registres sur informatique, on peut remonter à deux ans maximum. Je peux vous dire qui dormait là le 30 août 2006 si vous voulez. Enfin, techniquement parce que ce sont des informations que je n’ai pas le droit de vous révéler. » Notre écrivain enquêteur se heurte ici à deux problèmes : la conservation des données sur un temps long, problématique que connaissent bien les archivistes et les chercheurs puisqu’elle interroge sur la notion d’archives essentielles. Conserver ses registres de clients n’apparaît pas forcément utile. Un hôtelier n’a plus l’utilité de ces documents pour sa gestion courante et ne voit donc pas la nécessité de conserver ce type de données. Un historien objectera l’intérêt de ce type de source pour une étude d’histoire sociale, un généalogiste y trouvera éventuellement un intérêt. Bref, faut-il tout conserver sachant que de nombreux documents ont peu de chances d’être consultés un jour. Mais, a contrario, faut-il détruire une source potentielle sous le prétexte qu’elle n’attirera pas les hordes de chercheurs ? Deuxième question évoquée : la confidentialité des données : ici, l’hôtelier ne peut évidemment divulguer des informations qui touchent à la vie privée de ses clients, d’autant que Marcus Goldman n’agit pas dans le cadre d’une enquête de police officielle. Entre écrasement des données et protection de la vie privée, pas facile la vie d’enquêteur novice !

Pourtant, Marcus Goldman a accès au dossier de l’affaire de la disparition de Nola et peut lire les témoignages de 1975, voir des clichés de l’époque grâce à l’avocat de son ami Harry. Les archives des affaires criminelles, notamment des cold case sont évidemment primordiales lorsqu’une enquête se débloque et qu’une affaire est relancée. On peut donc aussi légitimement se poser la question de leur bonne conservation sur le long terme et sur les moyens que la société est prête à y mettre. Les archives policières permettent aussi d’attirer l’attention sur les comportements étranges d’individus qui ont eu maille à partir avec la justice et donc de recouper des pistes qui avaient échappé aux enquêteurs à une certaine époque. Réinterroger régulièrement ces sources avec un regard neuf peut avoir un réel intérêt, d’où l’utilité de les conserver.

Un autre grand classique des enquêtes est le recours au yearbook des lycées qui recensent les élèves d’une même classe. On les trouve dans « les archives de la bibliothèque » du lycée d’Aurora. Voilà une bonne manière de retrouver des témoins bien des années plus tard.

Joël Dicker évoque aussi l’utilisation des archives par les médias lorsque ces derniers veulent illustrer un reportage, des archives obtenues auprès des proches des personnes concernées ou des archives retrouvées dans différents reportages. On sait combien sont fréquentes les mentions d’archives dans les documentaires ou les sujets d’actualité qui ont besoin de se référer à des faits passés. Archiviste, un métier essentiel ? Au vu du nombre de fois où nous entendons le mot « archives » à la télévision ou à la radio, on ne devrait même pas en douter ! Pour donner de la crédibilité au livre de Marcus, son éditeur exige d’ailleurs des « photos d’archives ».

Le nombre de mentions d’archives, glissées ça et là au détour des pages de la Vérité sur l’Affaire Harry Quebert a largement de quoi nous interroger sur le rôle des archives dans notre société, un rôle discret mais pourtant incontournable. C’est vrai dans ce type d’affaire, c’est vrai dans tout type d’affaire.

Sonia Dollinger

Avec Ma mère, cette inconnue, paru en 2017, le journaliste Philippe Labro revient sur le passé tumultueux de sa mère originaire de Pologne. Devant cette femme mutique sur ses origines, l’écrivain va devoir faire ses propres recherches, établir ses hypothèses afin de connaître l’histoire complexe de sa famille maternelle. C’est aussi l’occasion d’explorer l’histoire d’une Europe marquée par les guerres et les révolutions à travers cette histoire familiale.

Cet ouvrage est donc l’histoire de Netka, Henriette Carisey, fille naturelle d’un aristocrate polonais et d’une institutrice française. La jeune femme n’est pas reconnue par son père, déjà marié par ailleurs, et est abandonnée par sa mère. Elle se construit donc une nouvelle vie avec son frère pour seul point d’ancrage. Ces traumatismes successifs poussent Netka à occulter ce passé et à se concentrer sur la famille qu’elle a créée avec Jean-François Labro. Toutefois, la quête de son fils va pousser Netka à parler de ses origines.

Cet ouvrage est à la fois très émouvant puisqu’il s’agit d’une très belle déclaration d’amour d’un fils à sa mère et passionnant grâce à l’enquête menée par l’auteur qui nous conduit dans la Pologne aristocratique du début du XXe siècle ou dans la France occupée des années 1940.

Et les archives dans tout ça ??

labroMa mère, cette inconnue est une véritable enquête qui conduit Philippe Labro à consulter des archives de toute nature dans une démarche généalogique. Il commence, comme tout un chacun, par questionner sa mère qui peine à lui donner le véritable nom de son père qu’elle semble avoir du mal à se rappeler. L’écrivain part sur une fausse piste puis, grâce à la consultation d’une « fiche étudiante », il découvre le vrai nom de son grand-père. Il fait ensuite des recherches sur google et s’adjoint les services d’une généalogiste professionnelle. Les archives mettent donc pour la première fois l’auteur sur une piste sérieuse.

C’est aussi grâce à ses recherches dans l’état-civil qu’il apprend ce qu’est devenue sa grand-mère maternelle avec laquelle sa mère a rompu. Les mentions marginales inscrites sur l’acte de naissance de sa grand-mère se sont donc avérées bien utiles.

Philippe Labro fouille aussi dans ses propres documents familiaux, apprenant ainsi que sa mère avait gagné des concours de poésie : « j’ai retrouvé le diplôme, dans les archives, une immense boîte en carton beige, dans laquelle j’ai amassé tout ce que je pouvais (…)« . Philippe Labro retrouvera également dans les archives maternelles les carnets dans lesquels Netka a écrit ses poèmes. On constate ainsi l’importance des archives privées et leur complémentarité avec les documents publics qui n’offrent qu’une vue partielle de la vie des individus. Philippe Labro évoque aussi la douloureuse épreuve qui consiste à vider l’appartement du parent défunt et la lourde responsabilité qui pèse sur chacun : que faire des photographies et des archives en général lors d’une succession ? Comment permettre à nos disparus de continuer à vivre à travers leurs documents ?

Ces archives publiques et familiales permettent à Philippe Labro de retrouver les pièces du puzzle familial et de satisfaire sa quête, malgré les silences de sa mère et la complexité de l’histoire familiale. Labro complète sa connaissance de l’histoire familiale avec la lecture de la correspondance de son père qui montre sa personnalité sous un jour nouveau. Ce sont aussi les archives qui éclaire l’auteur sur le rôle de ses parents dans le sauvetage des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ou sur le parcours militaire de son oncle Henri tué à la bataille de Monte Cassino.

La lecture de cet ouvrage montre bien toute la méthodologie qui s’attache à la recherche généalogique et combien la conservation et l’étude des archives familiales sont indispensables à la connaissance de l’histoire familiale. Philippe Labro démontre aussi l’importance des archives publiques – ici, en particulier l’état-civil – dans la quête des origines. L’étude des archives permet de préciser sa propre histoire, de détruire des fausses pistes et de préciser des parcours individuels parfois pourtant délicats à retracer.

Encore une démonstration du caractère essentiel des archives y compris pour appréhender sa propre identité.

Sonia Dollinger

 

 

 

Les miroirs truqués est un roman de Françoise Dorin paru en 1982. Françoise Dorin, décédée en ce début d’année 2018, était entre autres parolière (le succès N’avoue jamais de Guy Mardel en 1965), comédienne, dramaturge, scénariste et romancière.

Quelle est l’histoire ?

Maître Adrien Theix est un avocat de renom du monde du spectacle. Un matin, il découvre avec horreur dans le journal un fait divers impliquant sa meilleure amie, Eva Devnarick alias Simone Trinquet de son vrai nom. Cette dernière est accusée du meurtre de son jeune amant, de trente ans son cadet. Maître Theix en informe sa filleule, Isabelle, aussi fille de Simone qu’elle ne connaît pas pour en avoir été séparée à l’âge de cinq ans. Il va donc lui raconter l’histoire de sa mère, des origines jusqu’au drame.

Et les archives dans tout ça ??

Miroirs_truquésAdrien Theix souhaite qu’Isabelle qui n’est que rancœur envers sa mère, qu’elle nomme avec dédain « Eva », fasse connaissance avec elle, avec son histoire. Il y a un problème : il faut démêler le vrai du faux. Isabelle se rappelle des histoires familiales racontées par ses grand-mères paternelle et maternelle. Légendes dont il faut se méfier. D’autant que Simone Trinquet de jeune fille menteuse est devenue une femme mythomane. Une quête de vérité que connaissent toutes les personnes aux histoires familiales compliquées mais aussi les généalogistes.

Adrien a assemblé au cours des années une documentation conséquente sur la vie de son amie Simone. Quand Isabelle lui demande pourquoi, il répond « D’abord parce que j’ai toujours été du genre qui ne jette rien. Ensuite parce que je pressentais plus ou moins confusément que ces archives pourraient m’être un jour utiles. » De vrais archives dignes d’un chercheur composées de sa correspondance, de photographies, d’articles de presse, de brochures. A l’aide de ces documents, il éclaire d’un jour nouveau la vie de Simone Trinquet, en démêlant la légende du réel : son père mort en déportation ? Un collabo notoire mort en Allemagne pendant sa tournée de danse. Elle-même grande actrice ? Concubine d’un réalisateur de renom qui la fait tourner dans un seul film, préférant la conserver dans son rôle de maîtresse. Et ainsi de suite. Isabelle est souvent incrédule, parfois même se révolte pensant que son parrain déforme la réalité à son profit. Il lui montre alors tel ou tel document pour alléguer ses propos.

Travail classique de croisement des sources, minimum syndical pour tout journaliste, historien et généalogiste qui se respecte. Il existe donc des archives fausses, contraires à la réalité. Adrien présente ainsi une lettre écrite par le troisième époux de Simone, Etienne Billoux. Soi-disant écrite car en réalité elle était de Simone. Mais sans la connaissance du contexte et de la personne, il est impossible de distinguer le vrai du faux.

Cela démontre que les archives partielles et partiales par nature sont toujours à prendre avec parcimonie et nécessite un vrai travail d’études tout à la fois historique et diplomatique. La connaissance du contexte, grâce aux témoignages et à la documentation est indispensable. Mais tout bonnement parfois impossible, ne permettant pas de démêler la légende de la réalité, le vrai du faux.

Marc Scaglione