Archives de la catégorie ‘BD, comics, manga’

Guy Lefranc est un personnage de bande dessinée créé par Jacques Martin en 1952. Ce dernier ayant travaillé au Journal de Tintin, il y côtoie Hergé et Edgar P. Jacobs, il fait également partie de ce qu’on a appelé l’Ecole de Bruxelles. Parmi ses autres œuvres les plus célèbres figure la série Alix qui se déroule sous l’Antiquité.

Lefranc est un reporter qui sillonne le monde et résout des enquêtes souvent dangereuses. Jacques Martin en profite pour évoquer des thématiques qui lui sont chères comme la technologie muselée pour des raisons politico-financières, les complots en tous genres et les voitures pour lesquelles il se passionne. Après la mort de Jacques Martin en 2010, le personnage est repris par d’autres scénaristes et dessinateurs.

Lefranc_1Le Principe d’Heisenberg est le vingt-huitième tome des aventures de Lefranc. Il est scénarisé par François Corteggiani et illustré par Christophe Alvès. Le titre sort en 2017 chez Casterman. Les deux artistes prennent soin de respecter le goût de Jacques Martin pour la précision, notamment lorsque Lefranc prend la route et traverse la France, ce qui est décrit de manière assez précise. Le Principe d’Heisenberg est à la fois un très bon récit policier et un formidable voyage à travers les provinces françaises que je vous conseille vivement.

Un triple meurtre est commis en plein cœur de l’Aubrac, s’agit-il de l’oeuvre d’un détraqué ? Pourquoi, dans ce cas tenter d’éliminer l’inspecteur Renard qui tenait un témoin ? Lefranc ne peut rester indifférent à une enquête pareille !

Et les archives dans tout ça ??

Guy Lefranc est un journaliste enquêteur, un fin limier qui combine les méthodes d’investigation du reporter et celles des policiers qu’il côtoie régulièrement. C’est pourquoi, il ne se contente pas des apparences. Ainsi, lorsque l’inspecteur Castenholz lui présente un morceau de caillou qui s’avère être de la monazite, une pierre contenant du thorium pouvant servir de combustible nucléaire, le reporter se dépêche d’aller effectuer des recherches complémentaires.

20180427_174232Où va-t-il ? Aux archives évidemment ! Il s’agit ici des archives du journal Le Midi-Libre. Lorsqu’il se présente à la secrétaire en demandant à consulter les archives, cette dernière lui répond qu’elles sont classées par thèmes et non par date. On peut s’en étonner, les journaux conservant souvent une collection classée chronologiquement, mais il est vrai que le classement thématique peut avoir du bon. Encore faut-il savoir quelles thématiques sont utilisées.

Lefranc rejoint donc un archiviste encravaté d’âge moyen, vêtu d’une blouse et plutôt compétent. En effet, Lefranc est bien embêté avec le classement thématique : comment chercher des articles en rapport avec cette fameuse monazite ? Après deux heures, il fait chou blanc. Faisant part de son désarroi à l’archiviste, ce dernier lui répond : « monazite !? Ça me dit quelque chose, vous auriez pu le dire plus tôt ». Il se tourne alors au rayon faits divers et non géologie où cherchait Lefranc et trouve immédiatement un article sur le sujet.

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Ce problème de classement thématique nous interpelle sur la pertinence des choix effectués : une thématique qui paraît logique à celui qui classe et qui indexe peut paraître insuffisante au chercheur qui vient dans un but précis qui n’est pas forcément celui qu’on avait en tête lors de l’élaboration du classement ou du thesaurus. Evidemment, depuis la recherche en plein-texte, la numérisation et l’océrisation, la recherche est grandement facilitée. Reste que le classement effectué n’est pas sans conséquence sur la manière dont un fonds peut être appréhendé.

Sonia Dollinger

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Corto Maltese est une série de bande dessinée créée en 1967 par le scénariste et dessinateur italien Hugo Pratt. Elle met en avant le héros du même nom, un marin aventurier britannique en quête de trésors et de magots cachés tout autour du monde. L’histoire se situant dans la première partie du XXe siècle, les intrigues se retrouvent régulièrement associées aux enjeux géopolitiques de l’époque, tels que le conflit russo-japonais de 1904-1905 ou la Première Guerre mondiale dont il est souvent question.

Tango

Dans sa 27e aventure, Tango, Corto Maltese est à Buenos Aires en 1923, où il est à la recherche d’une ancienne amie, Louise Brookszowyc, afin de la sauver de l’emprise d’une organisation criminelle de proxénètes nommée la Warsavia. Apprenant rapidement qu’elle a été tuée, il va chercher à comprendre la raison de cet assassinat et à la venger. Il se retrouve alors mêlé à une intrigue plus vaste, impliquant policiers corrompus, anciens bandits du Far West américain et grands propriétaires terriens en Patagonie, faisant écho à une partie de sa jeunesse passée en Argentine …

Et les archives dans tout ça ??

La première apparition de l’archiviste de cette histoire a lieu dans un commissariat. Employé de la police, O’Maley renvoie dans un premier temps l’image d’un fonctionnaire tout ce qu’il y a de plus classique, tendant même à l’exemplarité. Il est en effet poli et courtois, dévoué et organisé en mettant à peine quelques minutes à répondre à la demande de consultation de son supérieur. Sa représentation est ici victime d’un premier cliché : il connaît évidemment par cœur le contenu des documents et est capable de confirmer la mention du nom de Corto Maltese dans le dossier.

Cependant, cette idée que l’on se fait de lui va rapidement être modifiée, tout d’abord lorsqu’il commence à s’intéresser à l’affaire pour laquelle le dossier lui a été demandé. La position classique de l’archiviste, intermédiaire entre les documents et les lecteurs, est ici remise en question.

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Peu à peu, apparaît sa volonté de profiter à titre personnel des informations contenues dans les archives dont il a la charge. Effectivement, celles-ci contiennent des révélations sur les agissements illicites de certains étrangers en Patagonie, actions auxquelles Corto Maltese aurait d’ailleurs participé. La révélation de ces affaires (acquisitions et exploitations illégales de terres, corruption de l’État, meurtres, …) pouvant créer un scandale au niveau international, O’Maley y voit l’opportunité de gagner en influence et ainsi de se rapprocher du pouvoir, son objectif affiché étant de s’affirmer comme une personne pesant sur les décisions politiques importantes du pays.

Pour arriver à ses fins, O’Maley n’hésite pas à utiliser la manipulation ou encore la force. À la recherche d’un allié puissant, il fait chanter son supérieur, inspecteur de la police centrale de Buenos Aires. Désireux d’obtenir des informations de la part de Corto Maltese, il n’hésite pas à le suivre et à s’engager dans une course poursuite en voiture dans les rues de la capitale argentine. Enfin, dans l’idée d’écarter les possibles opposants à son plan, il va jusqu’à se charger lui-même d’éliminer les agents corrompus liés à l’association de proxénètes de la Warsavia, qui pourraient le freiner dans ses actions.

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Apparaissant comme un homme d’action, cet archiviste se révèle au fil de l’histoire être un personnage ne recherchant que l’enrichissement et le pouvoir personnel, profitant de sa position au plus près des informations et de l’institution policière. N’hésitant pas à manipuler et trahir ses alliés, il va cependant se retrouver dépassé par les événements.

En conclusion du récit, O’Maley laisse ainsi une impression de naïveté. Après avoir cherché à faire chanter la police et à jouer avec l’organisation criminelle de la Warsavia, on le retrouve finalement affilié à l’un des grands propriétaires terriens en Patagonie, qui s’avère tirer les ficelles de toute cette histoire. Ce dernier, à la tête d’un puissant commerce et dirigeant un important réseau, se moque de O’Maley et lui reproche ses trop nombreuses manipulations, pour finir par le faire tuer : « Quand on se croit trop intelligent, on finit toujours par faire un faux-pas », lui assène le magnat. Ce dernier en profite même pour signaler à l’assistance qu’avec son pouvoir et ses relations, il lui est aisé de faire disparaître un document ou d’en modifier le contenu. L’intégrité, la sécurité et la fiabilité des archives sont une nouvelle fois ici mises à mal.

De manière globale, l’archiviste ne jouit pas d’une bonne image dans cette œuvre, successivement qualifié de « commis », de « petit […] bureaucrate » ou encore de « petit employé ». Il n’est pas considéré comme une fonction importante de son administration, et la personnalité et les activités de ce O’Maley ne vont certainement pas arranger les choses !

Quentin Audran

Doubt_4Si vous aimez vous faire peur, alors, pas d’hésitation, ouvrez le manga Doubt, un manga écrit et dessiné par Yoshiki Tonogaï. Le titre paraît au Japon entre 2007 et 2009 et ce sont les éditions Ki-Oon qui ont publié ce shonen en France en 2009 et 2010.

La série comprend quatre volumes et commence avec l’évocation d’un jeu très en vogue au Japon : le Rabbit Doubt. Les règles sont les suivantes : les joueurs sont les membres d’une colonie de lapins parmi lesquels se dissimule un loup qui doit éliminer tous les autres avant de se faire prendre. Tout ceci reste très sympathique tant qu’on en reste à un jeu virtuel mais que se passe-t-il lorsqu’un groupe de six jeunes sont kidnappés, et séquestrés dans un endroit inconnu dont ils doivent s’échapper tout en évitant de se faire massacrer par un « loup » qui pourrait bien être l’un d’entre eux ?

Doubt est un titre haletant, qui ne laisse guère de répit à son lecteur et l’emmène à toute allure vers une conclusion évidemment pleine de surprises… macabres !

Et les archives dans tout ça ??

Le groupe de six jeunes tente donc à la fois de s’évader de l’endroit insolite où ils se trouvent tout en tentant de rester en vie. Un problème de taille se dresse devant eux : toutes les portes sont fermées et ne peuvent s’ouvrir que grâce à un code barres. Chaque jeune s’aperçoit qu’un de ces fameux codes barres est tatoué sur sa peau, ils peuvent donc chacun ouvrir une porte et une seule sauf le loup qui peut ouvrir l’ensemble.

A force de errer dans ce qui semble être un hôpital désaffecté, le groupe tombe sur une salle d’archives. Les documents ont l’air plutôt bien rangés sur les rayonnages mais, comme la principale occupation du groupe est de survivre et de sortir du bâtiment, l’un d’entre eux balancent tous les dossiers à terre, espérant trouver une issue secrète.

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Ah bravo ! Malgré la désaffection des lieux, les archives étaient en bon état, bien rangées, épargnées par les rats et la moisissure et voilà qu’un jeune goujat met à mal toute une vie de classement. Bon, heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là – je vous vois déjà dire : ouais, si c’est pour nous raconter qu’un type a balourdé des archives par terre, merci le scoop !

Comme les jeunes ne peuvent finalement pas sortir, ils s’intéressent d’un peu plus près au contenu de ces fameuses archives, comme quoi, quand on s’ennuie, l’étude des archives peut être un bon dérivatif. Alors qu’une des filles du groupe se demande bien à quoi ça pourra bien servir « d’examiner toute cette paperasse », l’une de ses camarades blêmit et s’aperçoit que les classeurs contiennent des documents sur chacun d’entre eux. Et oui, comme quoi… pas si inutile que ça cette « paperasse ».

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Voilà une bonne occasion de se questionner sur l’utilisation des données personnelles. Plus loin, d’autres classeurs contiennent des informations sur d’autres groupes et la plupart des noms sont rayés, des documents de travail en quelque sorte qui montent combien le loup est actif dans ses attaques de lapinous.

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N’est-il pas adorable ce lapin archiviste ?

Si la présence d’archives sert avant tout à faire progresser le scénario et accroître la tension, elle permet aussi d’en savoir plus sur la vie de quelques uns des membres du groupe qui ne sont pas forcément ce qu’ils prétendent. Toute vérité est-elle bonne à connaître ? La conservation des données personnelles est-elle forcément néfaste ? Je vous laisse méditer sur cette vaste question.

Sonia D.

On ne présente plus Enki Bilal tellement son oeuvre a marqué la bande dessinée. L’auteur s’attaque systématiquement à des thématiques fortes relevant de l’actualité ou de l’anticipation puisqu’il aborde des sujets aussi sensibles que l’obscurantisme religieux et, ce qui n’est pas pour déplaire aux archivistes, se questionne sur la problématique de la mémoire individuelle ou collective.

Bug_1On retrouve donc cette thématique dans son dernier ouvrage, Bug, dont le premier tome est sorti chez Casterman fin 2017. En effet, Bug est un récit d’anticipation qui se déroule dans une époque proche de la nôtre, en 2041. Le monde entier est régi par le numérique ce qui ne pose pas de souci… jusqu’à la panne générale ! Du jour au lendemain, tout s’arrête et cela paralyse la Terre entière : l’humanité est affolée et se trouve totalement démunie pour résoudre des questions qui, dans les années qui précédaient l’avènement numérique, ne posaient aucun souci. Comment poser une navette spatiale sans assistance informatique ? Comment faire la guerre ? Comment gérer un pays ? Bilal démontre bien l’état de dépendance générale et individuelle au numérique : des gens, totalement désœuvrés, se suicident de désespoir. L’auteur critique ici la dépendance excessive des humains envers le numérique dont on peut déjà constater les prémices. Mais Enki Bilal propose aussi une réflexion sur la fragilité de la mémoire commune à l’ère du tout-numérique.

Et les archives dans tout ça ??

Bug_2Si le citoyen se préoccupe avant tout de ses contacts téléphoniques ou de savoir s’il peut encore regarder la télé, les organisations internationales comme l’ONU s’attachent à maintenir un minimum d’efficacité dans le chaos ambiant. L’une des premières constatations des experts est la disparition des archives : « plus aucune donnée nulle part, plus d’archives, plus de codes. » Le constat est clair et signifie donc que toute forme d’archives sous format papier a désormais disparu et que le numérique a vaincu avant d’avoir été vaincu à son tour par cet étrange Bug.

Mise en garde contre l’excès de confiance de notre société envers le numérique ? Combien d’archivistes entendent à longueur de journée qu’il faut, à la fois se débarrasser des archives « non essentielles » et numériser le reste afin de gagner de la place. Si la gestion des archives numériques est une préoccupation essentielle de notre époque, celle de leur conservation et de leur protection en est une autre : que faire si le bug décrit par Bilal se produit ? Comment une société peut continuer à fonctionner sans pouvoir se référer à ses archives ? Il semble que, d’après Bilal, ce soit un peu compliqué !

Le savoir et la connaissance deviennent alors les leviers du pouvoir et l’accès à l’information la priorité des gouvernements du monde entier. Des scientifiques et le champion du monde de la mémoire 2039 sont enlevés tandis que tout le monde veut désormais mettre la main sur un astronaute qui semble avoir absorbé toutes les informations disparues.

Avec Bug, Bilal démontre que l’accès à l’information est primordial et stratégique tout comme la préservation des archives quelle qu’en soit la forme. La question est de savoir pourquoi il faut souvent qu’il soit trop tard avant de s’apercevoir de cette évidence.

Sonia Dollinger

Transmetropolitan_1Transmetropolitan est une série de comics écrite par Warren Ellis (Hellblazer, The Authority) et dessinée par Darick Robertson (The Boys). Cette série connaîtra 60 numéros publiés chez Vertigo, entre 1997 et 2002. La série sera éditée en français chez Panini Comics (2007-2010), puis rééditée par Urban Comics (2014-2015).

Quelle est l’histoire ?

Forcé par son éditeur à qui il doit contractuellement deux ouvrages, Spider Jerusalem descend de son refuge montagnard pour retourner à la Ville qu’il a quittée 5 ans plus tôt. Réembauché au Word, il parcourt les rues de la Ville, gonflé à bloc de substances multiples, assistante à ses côtés et agitateur d’intestins pour trouver la « Vérité »

Et les archives dans tout ça ?

Les archives sont abordées à au moins deux niveaux dans l’œuvre.

Dans un premier temps, nous allons nous pencher sur l’aspect historique, les archives étant la matériau de base de l’histoire. Ici nous sommes dans un futur indéterminé, Spider Jérusalem expliquant à plusieurs reprises que nous ne connaissons pas la date à laquelle nous sommes. Et de justifier les mauvaises expériences des voyageurs vers le futur par le fait que les archives sont mal tenues, les humains du futur auraient donc une version mauvaise car tronquée du passé. C’est intéressant car cela montre aussi que notre vision de l’histoire dépend de la matière que nous avons, des archives, dépendant directement de leur partialité et de leur aspect partiel.

Néanmoins, cela reste anecdotique dans le récit. Le problème de datation actuelle et future est surtout une manière pour l’auteur de donner une intemporalité à son œuvre : Transmetropolitan se passe dans un futur proche ou lointain ? 50 ou 500 ans ? Qu’importe puisque cela permet de brouiller les lignes temporelles et de parler de la société d’aujourd’hui.

Dans un second temps, il y a un lien évident entre archives et journalisme. Comme dans tous les domaines d’investigation, les archives sont primordiales. Mais ce n’est pas le cas ici. Spider Jerusalem est un adepte du journalisme gonzo, i. e. un journalisme qui privilégie l’immersion et l’objectivité. Pour plus de détails, on vous laisse faire vos recherches sur le sujet. Bref dans Transmetropolitan, on ne voit pas de travail d’enquête dans les archives. Même si la couverture du tome 3 publiée chez Urban Comics montre Spider et un meuble à tiroirs que reconnaîtront bibliothécaires et archivistes.

Spider va enquêter dans les rues et récolter les témoignages. Et c’est là que le concept s’inverse : dans Transmetropolitan, on parle d’archivage des preuves d’enquête des journalistes, d’archivage des sources.

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Pour en revenir à l’histoire du comics, Spider Jerusalem mène une enquête pour faire tomber le Président des États-Unis. Une tempête, d’une violence inédite depuis que le climat est contrôlé, détruit une partie de la ville, en l’occurrence le quartier de Print District. Il faut quelques jours aux journalistes pour comprendre que cette catastrophe était une manipulation du pouvoir afin d’avoir accès aux systèmes d’archivage, afin de détruire les preuves.

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Groupe de presse et système d’archivage

Cela met en exergue deux faits : les archives sont prises assez au sérieux pour être mises dans un système avec une sécurité importante ; les archives sont un enjeu de pouvoir, les posséder rend dangereux.

Ainsi les archives sont détruites, malgré un système de sécurité important. Spider Jérusalem croit repartir de zéro.

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Spider Jerusalem en plein désarroi

C’était sans compter sur Mitch Royce le rédacteur en chef de Spider qui a mis en place un système de copie des archives. Comme quoi, les copies sont la hantise des archivistes, encombrant magasin et serveurs, mais elles peuvent avoir du bon.

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Mike récupère les archives

Il est ainsi ironique de constater que Spider Jerusalem, cynique qui doute de tout et de tout le monde, a eu une confiance certaine dans le système d’archivage et sa sécurité. Est-ce de l’ignorance ? Mitch Royce journaliste, mais aussi administrateur, plus proche du système semble plus conscient des risques et des failles, d’où son système de sauvegarde. Deux positionnements, deux perceptions conscientes ou non du système.

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Preuves par la disquette !

 

Les archives sont ainsi traitées sous l’angle historique, mais surtout sous l’angle de la preuve nécessaire à toute investigation, avec toutes les problématiques de confiance et de sécurité qui en découlent.

Marc Scaglione