Les archives de l’Okrane : l’archiviste enquêteur

Publié: 20 juillet 2021 dans BD, comics, manga
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Les Archives de l’Okrane est une série de bande dessinée dont le premier volume, Andraelle, est paru le 11 septembre 2019 aux éditions Soleil. On retrouve Ulrig Gooderidge au scénario, Ceyles au dessin et Cyril Vincent à la couleur.

Quelle est l’histoire ?

Alors que la fête bat son plein chez le Princip de la baronnie de Klym, l’événement tourne soudainement au massacre lorsque les convives sont attaqués par un commando de la Ligue noire. La plupart des invités est décimée mais la jeune Svendaï, l’un des membres du groupe capture Andraelle, la fille du Princip, et s’enfuit avec elle. Alors que la mission était de tuer la famille du Princip, Svendaï décide de sauver la jeune fille. Les voilà traquées par différentes entités qui veulent toute la même chose : leur extermination.

Et les archives dans tout ça ??

Les archives n’apparaissent jamais dans l’histoire principale mais elle forment l’introduction du récit. En effet, l’histoire s’ouvre sur la vue d’un bâtiment à l’allure gigantesque et monacale qui n’est autre que « la Grande Archiverie » de l’OKrane. La représentation donnée des Archives est ici assez majestueuse et, quand on pénètre à l’intérieur, on se retrouve dans un lieu peuplé de rayonnages qui évoque tout autant un dépôt ancien qu’une bibliothèque. Registres reliés et rouleaux de parchemins se côtoient sur des tablettes bien agencées.

Le personnage qui sert de narrateur indique : « je n’étais à l’époque qu’un commis à la Grande Archiverie ». Il semble donc exister plusieurs grades au sein du service mais les fonctions des autres individus aperçus dans les parages ne sont jamais précisées. On croise trois êtres masculins, le premier, assis à sa table semble soit écrire et donc générer lui-même des archives, soit recopier des documents à des fins de sauvegarde. Les deux autres passent devant son bureau les bras chargés d’archives.

Au delà de ses tâches purement archivistiques, le commis – dont on ne connaît pas l’identité – s’intéresse au contenu de certains dossiers. C’est pour nous l’occasion de le voir de plus près et de constater qu’il ne déroge pas au cliché de l’homme âgé, au front garni de rides et le nez décoré de lunettes nécessaires à sa vue basse. Son bureau est vaste et l’on constate que notre homme n’est pas forcément très soigneux puisqu’on retrouve des feuilles éparses et des rouleaux à terre. Le commis se sert des facilités offertes par son métier pour accéder aux archives secrètes d’une secte et des carnets d’un inquisiteur.

C’est en croisant ces deux sources qu’il peut reconstituer ce qui s’est réellement passé et nous restituer l’histoire d’Andraelle et de Svendaï. Ainsi, le commis archiviste fait également œuvre d’historien puisqu’il effectue une recherche et sait fort bien utiliser des sources variées pour tenter d’approcher le mieux possible une vérité passée.

Un vieil archiviste historien, nous voilà encore en présence d’un collègue qui fleure bon son XIXe siècle.

Sonia Dollinger

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