Nailbiter : des archives très convoitées

Publié: 14 juillet 2020 dans BD, comics, manga
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Nailbiter est une série de comics américains scénarisée par Josh Williamson et illustrée par Mike Henderson. On retrouve aussi Adam Guzowski à la couleur. Le titre est sorti aux Etats-Unis chez Image Comics. En France, la série est sortie en six tomes chez Glénat Comics entre 2016 et 2018.

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Quelle est l’histoire ?

La ville de Buckaroo dans l’Oregon est un endroit réellement atypique : elle a donné naissance à pas moins de seize tueurs en série. Comment et pourquoi cette petite bourgade a-t-elle pu voir émerger de ses murs autant de meurtriers sanglants aux obsessions les plus étranges ?

C’est la question que se posent Eliott Caroll, profiler au FBI, l’inspecteur Nicholas Finch et la responsable de la police, l’inspectrice Shannon Crane. De tome en tome, le mystère s’épaissit et la liste des tueurs et des victimes s’allonge.

Et les archives dans tout ça ??

Les archives – ou plutôt l’absence d’archives – apparaissent dans le tome 4. L’inspectrice Shannon Crane doit explorer plusieurs pistes, notamment creuser davantage le passé du docteur Glory qui semble assez trouble. En fouillant chez lui, Crane a d’ailleurs trouvé de nombreux documents comme des coupures de presse sur les tueurs en série.

Malheureusement, quand l’inspectrice se rend à la Bibliothèque où les archives sont normalement conservées, la personne qui se trouve à l’accueil lui indique qu’il n’existe plus d’archives car le FBI a « confisqué la totalité des informations sur les habitants de la ville et son histoire. » On voit donc tout le pouvoir des institutions fédérales qui peuvent confisquer les archives sans coup férir et sans qu’on sache trop si elles vont revenir sur leur site de conservation originel ou rejoindre les travées du FBI.

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Un double drame puisqu’une grande partie des archives de la ville ont disparu dans un incendie dévastateur en 1960. On imagine que les mesures de précaution pour la sauvegarde des documents n’avaient pas été prises à l’époque, d’autant plus que le bâtiment qui a brûlé était en bois. Une église a été reconstruite sur l’ancienne bibliothèque.

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A ce moment là de l’histoire, on ressent tout le désespoir de l’enquêtrice, son désarroi rappelant celui du chercheur ou du généalogiste qui apprend que des archives cruciales pour ses recherches ont disparu à tout jamais. Pourtant, tout n’est pas perdu, sous l’église se trouve une pièce secrète où ont été conservées les archives de Buckaroo, jalousement gardées par un prêtre.

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Mais pourquoi ? Cette confiscation de l’histoire de tous par une institution qui cultive le mystère et le secret montre l’inverse d’une société démocratique. il s’agit ici de cacher des informations au plus grand nombre, une façon de s’arroger un peu de pouvoir. On n’échappe pas aux clichés, les archives ayant été conservées sans soin dans les sous-sols au milieu des toiles d’araignée.

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Arrivant au constat que ni lui, ni l’inspectrice Crane parviendront à résoudre leur enquête chacun de leur côté, le prêtre lui propose d’unir leurs forces montrant ainsi que l’ouverture des archives et la confrontation des recherches permet de mieux faire avancer les découvertes que de les garder jalousement pour soi. Dommage que le constat s’arrête là et que les archives de la ville restent pourrir dans un sous-sol. Dommage aussi qu’on ne fasse pas restituer au prêtre des archives publiques qu’il n’a pas à conserver, surtout dans des conditions aussi déplorables.

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Dans le tome 6, il est fait mention des archives communales qui ont permis à Carroll de progresser dans son enquête en épluchant les registres des habitants. On peut donc conclure que, malgré leur caractère lacunaire et leurs conditions de conservation à faire tomber un archiviste en syncope, ces archives ont été fort utiles dans la progression de l’enquête.

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Parcellaires, fragiles, difficilement accessibles, mais essentielles, ainsi peut-on résumer les archives de Buckaroo.

Sonia Dollinger

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