INDOCHINE, 40 ANS EN 2021, le temps des archives

Publié: 30 mai 2020 dans Non classé
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Le 26 mai 2020, Indochine organise une conférence de presse, en livestream depuis le Stade de France (rien que ça). Le groupe annonce de nombreuses nouveautés, dont la sortie de la chanson Nos Célébrations, ainsi qu’une tournée des stades en 2021 (et j’ai déjà hâte d’y être !)

La conférence de presse commence avec une rétrospective à la fois musicale et historique, d’une durée de près de 25 minutes. On y voit défiler des archives des journaux télévisés de 1981 avec l’élection de Mitterand à 2020 et la crise du Covid-19, et dans le même temps, le défilement des 52 singles du groupe, au fil des décennies, intégrés à ces différents événements.

Indochine

Une rétrospective passionnante, qui nous laisse entrevoir à quel point le monde a changé en quarante ans. Et comment Indochine a évolué, au milieu de tout ça, survivant finalement à tout, même au pire, avec la mort de Stéphane Sirkis en 1999, et une « traversée du désert » dans les années 1990.

LA CHANSON « NOS CÉLÉBRATIONS »

Ensuite, Sirkis et sa bande ont annoncé la sortie d’un unique single pour commencer les célébrations de ce quarantième anniversaire, et qui porte bien son nom « Nos Célébrations »

Voici les paroles de cette chanson, ainsi que le lien vers le teaser du clip, qu’Indochine dévoilera dans son intégralité plus tard :

Je suis comme une histoire et qui n’en finira pas

J’archive le paradis perdu, est-ce-que ça continuera ?

Et qui nous a fait croire que l’on y arriverai pas ?

Je donnerai pas cher de ma peau, je n’donnais pas cher de moi

Est-ce-que tu te souviendras ?

Est-ce-que tu voudras ?

Comme hier à te laisser faire sous la lune et les chevaux

Je serais ton chaos

Oh oh oh oh

À la vie, à y croire

À nos célébrations

Sauver sa peau, sauver son nom

À ne garder que le beau

Je suis la fille, je suis le garçon

C’est nos célébrations

J’étais parti avant, tout seul mais perdant

Le monde entier contre moi à ne rêver que de toi

Alors, j’ai décidé de ne voir que le bien

Il y aura certainement quelqu’un pour m’écouter quelque part

Mais ils n’y arriveront pas à nous dégrader

Moi je t’aimerai encore, encore et jusqu’à ma mort

Je serais ton chaos, oh oh oh oh

Oh oh oh oh, oh oh oh oh

À la vie, à y croire

À nos célébrations

Sauver sa peau, sauver son nom

À ne garder que le beau

Je suis la fille, je suis le garçon

C’est nos célébrations

À la vie, à y croire

À nos célébrations

Sauver sa peau, sauver ce monde

A ne garder que le beau

Je suis la fille, je suis le garçon

C’est nos célébrations

Oh oh oh, oh oh oh

https://youtu.be/D5u8uzOyWPY

Dans cette chanson, le chanteur et auteur du groupe Indochine, Nicola Sirkis, livre son histoire, et l’histoire de son groupe, qui s’apprête à fêter ses quarante ans. A soixante ans, Nicola Sirkis (qui ne semble jamais vieillir) offre à son public une nouvelle chanson optimiste, festive, dans la lignée de l’album 13.

Les archives comme on les connaît sont peu présentes dans cette chanson, mais il mentionne le fait d’archiver dès le début, par la phrase « j’archive le paradis perdu ». Comme à son habitude, Sirkis laisse planer le doute, et on ne sait ainsi pas réellement de quoi il parle quand il mentionne son paradis perdu. Mais il archive, et déroule l’histoire de son groupe, et son histoire à lui.

On sent qu’il a fait défiler les archives de sa vie depuis quarante ans, qu’il les regarde avec une certaine sérénité, et qu’il ouvre la voie à une nouvelle décennie, et qu’il parle de lui tout jeune, qui n’y croyait pas, et qui ne se doutait sans doute pas que, quarante ans plus tard, il remplirait des stades entiers en quelques heures. Allusion flagrante au Sirkis de 1981 par cette phrase « Je donnerai pas cher de ma peau, je n’donnais pas cher de moi ».

Il parle aussi des journalistes, et autres détracteurs qui n’ont pas hésité à assassiner Indochine quand on les voyait moins, mais qu’ils faisaient des albums plus qualitatifs, moins commerciaux qu’à leurs débuts, notamment par cette phrase « Mais ils n’y arriveront pas à nous dégrader ».

LE CLIP DE LA CHANSON

Le clip se présente sous la forme d’une animation, on y voit Nicola Sirkis, aux traits jeunes. Il est dans un train, et commence un voyage à travers le temps, et les archives animées prennent vie sous ses yeux. On y voit les statuts des dirigeants et figures politiques qui ont marqué ces quarante dernières années, de Simone Veil à Nelson Mandela, et même Donald Trump.

Puis le mur de Berlin et le fameux « Baiser fraternel » entre les ex-leaders communistes est-allemands et soviétiques Erich Honecker et Leonid Brejnev, à East Side Gallery, une oeuvre de l’artiste russe Dmitry Vrubel.
Viennent ensuite les clins d’oeil à la communauté LGBTQIA+, si chère au chanteur. Puis ses idoles de jeunesse, Serge Gainsbourg et David Bowie, sous soleil d’un Nicola Sirkis spectateur de cette histoire.

Le teaser du clip se termine sur la fameuse croix noire, logo du groupe depuis les années 2000, construite en télévisions qui diffusent elles-même des archives.

Des archives omniprésentes donc, sous des formes différentes, tant dans la chanson que dans le clip ou encore la rétrospective (qui n’est pas encore en ligne, et que j’aurais aimé vous montrer !). On savait Nicola Sirkis passionné par l’Histoire, cela ne cesse de se confirmer. Et son Histoire à lui, à Indochine, il continue de l’écrire envers et contre tout, pour notre plus grand plaisir.

Justine Remandet

commentaires
  1. […] adoré également le billet sur le dernier album du groupe Indochine qui correspond à un travail d’introspection et d’exhumation d’archives […]

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