L’Eveil du Vif-Argent : les archives de l’oppression

Publié: 20 janvier 2020 dans Littérature
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L’Eveil du Vif-Argent est le premier volume de la trilogie du Vif-Argent, œuvre de genre fantasy. Signé par l’écrivain britannique Stan Nicholls, célèbre pour sa série Orcs, ce tome est publié en version française par Bragelonne en 2004. En avril 2010, paraît l’intégrale incluant, L’Eveil du Vif-Argent, le Zenith du Vif-Argent et le Crépuscule du Vif-Argent.

Quelle est l’histoire ?

Nous suivons Reeth Caldason, hors-la-loi célèbre et survivant du génocide des Qaldochiens, dans sa quête. Victime d’une malédiction qui le met parfois dans un état de rage incontrôlable, il erre à la recherche d’un mage qui pourra le guérir. Son chemin au travers du royaume de Bhealfa, état satellite fantoche de l’Empire de Gath Tampoor, le fera rencontrer Kutch Pirathon apprenti magicien et le poussera dans les bras de la Résistance.

Vif_argent

Et les archives dans tout ça ??

Reeth Caldason atterrit dans la capitale administrative de Bhealfa, la cité de Valdarr. Il y rencontre Phénix, mage puissant engagé dans la Résistance. Ce dernier lui indique que la solution à son problème est un artefact magique qui est dans le viseur de son organisation. Il propose à Reeth de participer à l’expédition en échange de son engagement dans la Résistance à l’oppresseur : Gath Tampoor. On lui donne alors pour mission d’entraîner une unité de combat.

Quelques mois plus tard, le Conseil de la Résistance décide de donner un objectif à cette unité de combat. Karr le patricien, membre du Conseil, dévoile son point de vue : « Ce que nous oublions au sujet de Gath Tampoor et de Rintarah [empire rival de Gath Tampoor ndlr], c’est que malgré leur puissance militaire et économique, à la base, ce sont des bureaucraties » avant de renchérir « Tous les Etats existant sont construits sur des montagnes de papier ». Reeth se demande l’intérêt d’attaquer les « gratte-papier ». « Tout dépend du genre de papier qu’ils grattent » répond un membre du Conseil. La Résistance vise les archives secrètes qui regroupent notamment les dossiers sur les dissidents et décide d’intervenir le jour de la Fête de la Libération, jour férié durant lequel les archives seront vides de tout personnel. L’attaque est audacieuse mais extrêmement risquée. Par conséquent, les résistants ne voleront pas les archives, ils les détruiront.

La mission s’avère en effet risquée. L’équipe réussit à éviter les pièges, tout en tuant la bête sauvage qui gardait les lieux. Arrivés dans la salle de conservation des archives, ils sont subjugués « l’immensité de la salle les frappa de plein fouet. Les étagères et leur contenu les cernaient de toutes parts, si hautes que par un effet de perspective, elles semblaient presque se rejoindre au-dessus de leur tête. » Reeth en dispersant l’huile inflammable sur les dossiers, découvre le sien. Mais les pages sont arrachées.

Pendant ce temps, les autorités arrêtent par hasard l’employé des archives qui a vendu les informations à la Résistance. Pour s’assurer de la « sécurité nationale » « étant donné l’importance du département secret des archives », les paladins envoient une équipe sur le champ mais arrivent trop tard pour empêcher le feu de se déclarer et d’embraser le bâtiment. La mission est une réussite.

Pouvoir des archives, archives du pouvoir, ce récit est symptomatique des enjeux de l’information entre un Etat et un mouvement clandestin.

Marc Scaglione

 

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