How to get away with murder : une image classique des archives

Publié: 26 janvier 2018 dans Séries
Tags:, , , , , , , , ,

Diffusée en France depuis 2015, la série How to get away with murder nous plonge dans l’univers des grandes facultés de droit américaines. Elle suit l’avocate et professeure de droit Annalise Keating, qui jouit d’une grande renommée et possède son propre cabinet d’avocat à Philadelphie. Chaque année, Annalise choisit, parmi les élèves de première année, 5 étudiants qui travailleront pour son cabinet à côté des cours. Mais cette année, les 5 étudiants qu’elle a choisis se retrouvent impliqués dans une affaire de meurtre dont personne ne sortira indemne…

murder_1

La série a été créée par Peter Nowalk et elle est produite par Shonda Rhimes et ABC Studios. Elle en est à sa quatrième saison, qui est actuellement diffusée aux États-Unis. Un même principe régit chacune des saisons de la série : un événement clef se produit au milieu de la saison, et des bribes de cet événement sont disséminées dans les huit premiers épisodes. L’intrigue fait donc des bonds dans le temps constants, et on ne comprend le tout qu’à partir du milieu de chaque saison.

L’épisode dont il sera question ici remonte à la saison 2 : il s’agit de l’épisode 12, intitulé « It’s a Trap ». Il a été réalisé par Mike Listo et écrit par Joe Fazzio et Tanya Saracho.

Et les archives dans tout ça ??

L’épisode met en scène différents personnages, tous pris dans différentes intrigues. Une histoire principale traverse la saison, mais des intrigues secondaires se déploient dès le premier épisode.

Dans cet épisode, deux des étudiants d’Annalise Keating, Wes et Laurel, sont amenés à consulter des archives juridiques à Cleveland afin de retrouver des informations sur un procès qui s’est déroulé dix ans auparavant. Ils pensent y trouver des informations capitales pour leur enquête.

La scène dans le service d’archives commence par un plan sur la salle de lecture. On y voit plusieurs personnes en train de consulter des documents, des étagères contenant des livres, des ordinateurs. Jusque-là, rien de bien surprenant – une salle de lecture réelle pourrait très bien ressembler à celle que nous montre la série.

Mais c’est là qu’arrive l’archiviste. Et les clichés avec ! L’archiviste est une femme d’un certain âge, très désagréable, qui porte des vêtements que Cristina Cordula qualifierait de « mémérisants », et qui a l’air de n’avoir qu’une seule envie – retourner à ses vieux papiers, loin de la salle de lecture. La panoplie complète des idées reçues sur les archivistes. Les deux étudiants ne semblent pourtant pas déstabilisés. Comme si on était habitué à ce que les archivistes soient désagréables avec les lecteurs…

archiviste

un petit air pas très engageant !

Après avoir demandé aux étudiants ce qu’ils cherchent, l’archiviste leur explique comment utiliser la base de données des archives. La saison 2 de How to get away with murder date de 2016, il n’y a donc pas d’excuse pour le fait que l’ordinateur montré dans cette scène soit extrêmement vieillot. Là encore, on peut y voir une référence à la vision qu’a le grand public des archives : des ordinateurs obsolètes, lents, encombrants, équipés de systèmes d’exploitation désuets… Tout le contraire des outils utilisés au quotidien par la « jeune génération ». Les archives seraient-elles une institution archaïque inutile aux jeunes d’aujourd’hui ? Peut-être pas, puisque les deux étudiants se sont quand même déplacés jusqu’à Cleveland en avion pour consulter ces archives.

ordinateur

Un système d’exploitation quelque peu obsolète

Archives qui, comme le précise l’archiviste avant de se retirer dans ses magasins, ne sont disponibles qu’en version papier : les transcriptions de procès datant d’avant 2009 n’ont pas été numérisées. C’est là une problématique très réaliste pour un service d’archives fictionnel. Mais il est tout de même intéressant de noter que, comme par hasard, les documents demandés par les deux personnages n’ont pas été numérisés et représentent une montagne de boîtes d’archives posée sur un chariot que l’archiviste a visiblement beaucoup de mal à pousser jusqu’à leur table.

montagne

Allez, au boulot !

La montagne de boîtes d’archives semble être un autre cliché très courant : on peut citer notamment la scène de La vie des autres (en allemand : Das Leben der Anderen), film allemand de 2006, dans laquelle le personnage principal, Georg Dreyman, consulte des archives le concernant ; on lui amène dans la salle de lecture, sur un chariot, une quantité énorme de dossiers et de boîtes. Ce procédé est toujours censé produire un certain effet de surprise chez le spectateur : il est souvent utilisé dans des situations où l’on ne s’attendrait pas à ce que des archives existent – et en fait, si. Et beaucoup.

vie_des_autres

La vie des autres : une autre montagne d’archives

Finalement, l’image des archives et de l’archiviste qui est donnée dans cet épisode est plutôt classique. L’archiviste est vieux, malpoli et fuit le contact humain. Le service est en retard sur les nouvelles technologies. On pensait qu’il n’y avait pas d’archives, eh bien il y en a trop. Mais on n’a pas le choix, pour résoudre l’enquête, il faut les consulter. Et ça, c’est pareil dans la vraie vie !

Johann Terrier

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s