Des archives en esperluette

Publié: 2 mai 2017 dans Non classé
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EsperluetteSéries, livres, films, jeux vidéo et maintenant musique, les archives sont partout, traces de notre passé et de notre histoire, bien ancrées dans le présent et sa contemporanéité. Elles sont là où on ne les attend pas, au détour d’une scène, d’un paragraphe ou d’une mélodie.

Le dernier album de Julien Doré, intitulé sobrement & (Esperluette) est un voyage à travers ce que le chanteur a à offrir de plus beau en matière de textes et de mélodies. Du magnifique Sublime & Silence à l’exotique Coco Câline, cet album profond et empli de spleen est certainement le plus touchant et le plus sincère qu’ait écrit l’artiste dans sa carrière.

Et en conclusion de cet opus, vient la chanson De mes sombres archives qui s’inscrit dans la lignée du reste de l’album, mélancolique et nostalgique. En voici les paroles :

Attends mon cygne
Que le lac nous échappe
Que le lac nous échappe
Pris dans les lignes
De mes sombres archives
De mes sombres archives

Regarde mon cygne
C’est les hommes qui se targuent
D’être l’ange et l’acide
Lis dans les lignes
De leur langue nocive
De leur langue nocive

Attends mon cygne
Que l’un d’eux te regarde
Que l’un d’eux te regarde
Pour prendre la cime
De tes ailes lascives
De tes ailes passives

Le vent se charge
De ces hommes qui affirment
Être l’ange et l’acide

Pris dans les cages
De leurs ombres massives
De leurs ombres massives

Le vent se calme
Sous les palmes des cygnes
Sous les palmes des cygnes
Les ombres du lac
Ont de sombres archives
Ont de sombres archives

Attends mon cygne
Que le lac nous échappe
Que le lac nous échappe
Pris dans les lignes
De mes sombres archives
De mes sombres archives

Attends mon cygne
Que le lac nous échappe
Que le lac nous échappe
Pris dans les lignes
De mes sombres archives
De mes sombres archives

L’interprétation faite de ce texte n’est que mon ressenti et n’est en aucun cas (du moins je pense et si c’est le cas c’est une coïncidence) l’interprétation qu’a voulu en faire Julien Doré. La chanson parle sans doute de la mort, de ce qu’on laisse de notre passage sur Terre après notre décès et les archives sont ici, pour le coup, traduites comme la trace de ce qui reste d’une personne.

Justine Remandet

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