Cross Fire : les archives secrètes du Vatican

Publié: 6 novembre 2016 dans BD, comics, manga
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Cross Fire fait partie des bandes dessinées à consonance ésotérique très en vogue depuis les années 2000. Le genre donne de très bonnes choses comme la série Le Triangle secret et ses spin-off. Quand Vincent, mon beau-frère m’a mis Cross Fire dans les mains, j’ai découvert une autre approche, maniant l’humour et la dérision et j’avoue avoir passé un très bon moment à lire les six volumes publiés de cette série.

cross3Cross Fire est scénarisé par Jean-Luc Sala, auteur de bandes dessinées avec des séries publiées chez le Lombard et Soleil. Le dessin est assuré par Pierre-Mony Chan qui a, lui aussi plusieurs séries à son actif. Cross Fire est publié chez Soleil depuis 2004 et compte actuellement six volumes. Les fans attendent avec impatience une suite qui se fait désirer.

Cross Fire met aux prises les descendants des Templiers protecteurs du Baphomet que leurs ancêtres ont soustrait aux convoitises de l’Eglise lors de l’arrestation du dernier grand Maître en 1307 et le Vatican qui tient à récupérer les reliques. L’Eglise souhaite aussi récupérer et effacer toute trace d’hérésie en traquant et détruisant les manuscrits susceptibles de remettre en cause le dogme officiel comme les évangiles apocryphes.

Pour ce faire, le Vatican dispose d’une équipe dirigée par le cardinal Marchesi et formée de Luigi et Sofia, bientôt rejoints par un agent charmeur, Angelo Costanza mais ces chasseurs de reliques vont bien vite découvrir qu’ils sont les jouets de conspirations bien plus sombres encore.

Cross Fire est une référence assumée à James Bond : chaque volume porte un titre rappelant ceux des 007 : Opération Judas, Au Service Secret de Sa Sainteté, Mourir et laisser vivre, Godfinger, L’Eternité ne suffit pas et Rien que pour vos dieux. Les personnages rappellent l’univers de l’agent secret comme le cardinal Kyu. Le rythme et l’humour font aussi penser à ceux d’un manga tout comme le style du dessinateur qui mélange les influences européenne et japonaise. D’ailleurs, Cross Fire multiplie les citations des figures de la pop’culture, des Pokémon à Star Wars en passant par X-Files, Indiana Jones ou Jurassic Park.

Si on retrouve bien sûr des grands classiques du genre qui font inévitablement penser à d’autres récits comme le Da Vinci Code, Cross Fire aborde la question avec une bonne dose de dérision et permet de passer un très bon moment.

 Et les archives dans tout ça ??

Elles sont omniprésentes dans l’ensemble des tomes : les artefacts recherchés sont bien souvent des manuscrits anciens, des parchemins plus ou moins sulfureux que l’Eglise souhaite détruire à tout jamais pour éviter la propagation d’informations qui remettraient en cause la doctrine officielle et donc le pouvoir du Vatican.

Les archives sont donc l’objet des quêtes et missions des différents protagonistes qui doivent traquer l’évangile selon Judas. Pour les authentifier, Sofia a recours à des notions de diplomatique.

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Hélas, les parchemins n’arrivent pas toujours en bon état après avoir subi explosions et incendies.

cross_1Mais comme à leur habitude, les archives sont également là pour permettre de faire progresser des recherches ou de confirmer des hypothèses : quand l’équipe de Marchesi reçoit des détails d’un informateur anonyme, Marchesi file droit aux archives pour vérifier ses dires. Les archives vaticanes sont régulièrement citées comme références indispensables à consulter tout au long des six volumes.

Dans les troisième et quatrième volumes, l’équipe de Marchesi doit d’ailleurs s’infiltrer au cœur de ces archives vaticanes, l’un des lieux les mieux protégés au monde : alarmes, lasers, robots, tout concourt à éviter des intrusions fâcheuses. Sofia et ses alliées parviennent tout de même à s’y glisser et le lecteur se trouve face à un dépôt des plus modernes, utilisant les technologies de conservation les plus pointues.

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qui a dit que les archives, c’était vieux et poussiéreux ?

cross_7Plusieurs notions sont alors abordées : la spoliation des archives par Napoléon lors de ses guerres européennes, le caractère incommunicable et secret d’archives trop dangereuses pour être consultées par le commun des mortels ou l’informatisation et la numérisation de ces archives qui doivent être conservées bien que non communicables. Sofia croise ainsi les minutes du procès de Jeanne d’Arc, le journal du Bernin ou le manuscrit qui préluda à la naissance de l’Ordre du Temple.

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Hélas, les archives sont l’objet de convoitises et de mauvais traitements qui conduisent parfois à leur disparition, soit volontaire pour effacer à tout jamais un contenu que d’aucuns jugent trop subversif soit accidentelle au cours d’affrontement dont elles sont les victimes collatérales.

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Même au Vatican, les archives ne reposent jamais en paix !

Sonia Dollinger

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