Léo Roa est un diptyque de bande dessinée de Juan Gimenez, qui officie comme scénariste et dessinateur. Le tome 1, intitulé La véritable histoire de Léo Roa fut publié initialement chez Dargaud en 1988, avant d’être repris par les Humanoïdes Associés en 1992, à l’occasion de la sortie du tome 2 L’Odyssée à contretemps . Juan Gimenez est un dessinateurs argentin qui  bien qu’expérimenté, est à cet époque peu connu. Il n’acquiert la célébrité que l’année suivante avec la sortie du premier tome de La Caste des Métabarons qu’il commet au dessin, sous la houlette scénaristique d’Alejandro Jodorowsky (L’Incal, Bouncer). Il n’empêche que l’on retrouve déjà dans Léo Roa les marottes formelles de Gimenez (vaisseaux, combats, demoiselles aux formes trop avantageuses) au service d’un scénario de comédie assez fouillis et bancal.

LEO-ROA-couverture

L’histoire d’ailleurs, quelle est-elle ?

Dans le futur, à une époque indéterminée, Léo Roa est un jeune journaliste travaillant pour le Starr. Après l’assassinat d’un de ses collègues, il se trouve à son tour traqué. Il décide alors de découvrir qui le pourchasse et quels sont les éventuels liens avec l’enquête secrète qu’il mène sur le Capitaine Drake, un pirate interstellaire.

Les archives dans tout ça ??

Léo Roa est un jeune journaliste, mais il n’a pas encore de poste de reporter, ce dont il rêve. Non, il travaille au bureau des…archives ! Un bureau qualifié par le héros de « sinistre » et dont le chef n’est autre qu’un quinqua binoclard et chauve….

Sinistres archives

sinistres archives

Mais c’est ce poste qui lui permit de connaître l’aventure. En effet, son collègue a été tué et on a tenté de pirater l’ordinateur des archives, en même temps que les cinq plus gros centres d’informations planétaires. L’ordinateur s’est bloqué. La police et la direction du journal ont besoin du code pour y accéder, en espérant y trouver une piste. La première partie du code est détenue par Léo Roa et la seconde partie par le chef du bureau. Sauf que n’ayant pas de mémoire, il a noté le code sur un bout de papier qui est resté chez lui…Démarre ainsi l’aventure qui se conclut par l’explication de cette affaire. Le pirate interstellaire Drake, objet de l’enquête de Léo, avait décidé d’attaquer les centres d’informations pour effacer toutes traces de son passé de mercenaire déclaré décédé, afin que tout lien soit impossible à faire.

Le chef du bureau des archives

Le chef du bureau des Archives

Ce qui n’empêche qu’au final, l’ordinateur des archives est toujours bloqué puisqu’on a pas retrouvé le code…

Eh non toujours bloqué !

Hé non, toujours bloqué !

Ici les archives sont rapidement abordées sous deux angles. Le premier est celui de la sécurité de l’information. Les « computeurs » (sic) qui renferment les « dates » (sic) sont ici l’enjeu qui sert d’élément déclencheur à l’histoire. Le second est encore l’image d’archives comme une tâche ingrate déléguée à des non-professionnels, laissée aux jeunes pour se faire la main….

Marc Scaglione

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s