Confidence pour confidence : les archives tuent !

Publié: 27 mai 2016 dans Films
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Un bon polar dans la Los Angeles des années 1950, ça ne se refuse pas et permet de peupler une morne après-midi pluvieuse au fin fond de la campagne bourguignonne. C’est donc en visionnant l’excellent L.A Confidential que j’ai pu noter des références capitales aux archives.

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L.A Confidential est tiré de l’ouvrage éponyme de James Ellroy, auteur dont nous reparlerons sans nul doute car les références aux archives sont nombreuses dans ses récits.

Mais dans l’immédiat, c’est bien du film sorti en 1997, réalisé par Curtis Hanson que nous allons vous parler. L.A Confidential réunit une brochette de grands acteurs : Kevin Spacey, Kim Bassinger, Russell Crowe, Guy Pearce ou encore James Cromwell et Dany De Vito.

Dans l’atmosphère glauque du Los Angeles des années 1950, la chute du roi de la pègre, Mickey Cohen, laisse un vide que tous les malfrats rêvent de combler. Pourtant, ils semblent s’étriper entre eux et une série sanglante de règlements de comptes s’enchaine sans fin. La police se compose alors de personnages interlopes, alcooliques ou corrompus. Pourtant, un flic honnête mais aux méthodes brutales, Bud White et son coéquipier l’inspecteur Stensland, passablement éméché, écument les rues pour tenter de venir en aide aux femmes battues de L.A.

Pendant ce temps, l’inspecteur Jack Vincennes joue aux stars de la police en refilant des tuyaux au rédacteur d’une revue à scandales, Sid Hudgens.

Une nouvelle recrue, Ed Exley arrive au poste. Epris d’idéal et très ambitieux, il s’oppose vite aux méthodes de ses coéquipiers. Au cours d’une rixe entre policiers et détenus, l’inspecteur Stensland est mis à la retraite anticipée pour avoir tabassé des Mexicains emprisonnés. C’est le témoignage du jeune Ed Exley qui lui vaut sa sanction alors qu’Ed est promu inspecteur pour avoir dénoncé son collègue.

A peine l’inspecteur Stensland est-il écarté qu’il est tué dans une fusillade dans un café, L’Oiseau de Nuit. Les coupables sont un peu vite trouvés : 3 jeunes noirs ayant un casier judiciaire chargé. Mais les apparences ne seraient-elles pas trompeuses ? Que cache cette affaire en apparence si simple ?

Et les archives dans tout ça ??

Cette partie comportera inévitablement des révélations sur l’histoire, si vous n’avez pas vu le film, mieux vaut filer le regarder avant de lire ça !

Un ancien flic véreux, Leland « Buz » Meeks a été retrouvé mort et il semble lié à un trafic d’héroïne de grande importance. Evidemment, il ne travaille pas seul. Afin de trouver des connexions et éventuellement des complicités internes, Jack Vincennes se rend aux archives pour consulter le dossier de Leland.

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côté rangement, des progrès sont à accomplir

Il semble avoir trouvé quelque chose d’important puisqu’il se rend immédiatement chez le capitaine de la police, Dudley Smith. Quand Jack annonce qu’il revient des archives, le capitaine l’abat ! Ça fait un choc, imaginez un de vos collègues qui dit à son chef : « bon, je reviens des archives » et bam, une balle en plein cœur…Ça ferait violemment baisser  nos statistiques de fréquentation des méthodes pareilles !

Toutefois, l’affaire est loin d’être classée (hop, au passage, on admire la transition archivistique). Le jeune inspecteur Ed Exley se rend à son tour aux archives pour consulter le dossier de Leland et trouver des informations troublantes au sujet de Dudley Smith.

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On aperçoit au passage une archiviste élégante, évidemment munie de lunettes mais plutôt sympathique et qui fume carrément dans le bureau au milieu de cartons d’archives pas forcément très ordonnés.

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l’archiviste donne le mauvais exemple

La pièce est bien identifiée puisque le mot « records » est indiqué sur la porte. La pièce est encombrée de fichiers d’où dépassent les fameuses fiches cartonnées que tout bibliothécaire ou archiviste a vues au moins une fois.

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Entre les meubles voire au-dessus sont entassés des cartons d’archives ou des piles de dossiers. Le bureau des archives est même le théâtre d’un affrontement violent entre Ed et Bud White qui font tomber les cartons sans que cela n’émeuve en rien l’archiviste qui sort de la pièce sans s’inquiéter de ce qui va suivre.

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une façon originale de classer les archives

Après s’être cognés dessus et ravagé la pièce, les deux inspecteurs se réconcilient et filent retrouver le journaliste à sensation, Sid Hudgens, qui git mort au milieu de quelques papiers alors qu’on leur annonce que le ou les meurtriers ont embarqué toutes ses archives.

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Conclusion de l’affaire : comme souvent dans les polars, les archives permettent de faire progresser l’enquête, les dossiers compromettants n’ont pas été détruits. Par contre, la consultation des dossiers ou leur détention peut s’avérer plus que périlleuse.

« J’ai consulté, j’ai su, j’ai péri » pourrait être la devise archivistique de L.A Confidential.

Sonia Dollinger

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