Travail soigné : nouvelle plongée dans les archives policières

Publié: 30 août 2015 dans Littérature
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Rien de tel qu’un bon thriller comme lecture de plage. Comme beaucoup d’entre vous, je connaissais de Pierre Lemaître son roman sur la Première Guerre mondiale, Au Revoir là-haut qui reçut le prix Goncourt en 2013. Mais avant cela, Pierre Lemaitre est un auteur de thrillers particulièrement oppressants et j’avais envie de tester une de ses œuvres.

Le psychologue Pierre Lemaitre est né en 1951 à Paris.  Après s’être beaucoup investi dans la formation des adultes, il se consacre à l’écriture et devient romancier à plein temps depuis 2006. Lemaitre écrit avant tout des thrillers et s’impose vite comme un grand spécialiste du genre, salué par Stephen King en personne. Il se place d’ailleurs lui-même dans le sillage des grands auteurs de romans policiers dont il s’inspire et qu’il cite dès sa première œuvre, Travail soigné, publiée en 2006 aux éditions du Masque.

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Autant commencer par le début, c’est donc ce premier roman que j’ai lu cet été dans sa réédition du Livre de Poche. Travail soigné est un hommage assumé aux grands auteurs de romans policiers qu’il s’agisse d’auteurs français comme Emile Gaboriau ou d’auteurs anglo-saxons comme James Ellroy.

Ce roman voit la première apparition du commissaire Camille Verhoeven qui sera l’objet d’une trilogie.

Alors qu’une journée comme les autres vient de débuter au commissariat, l’équipe du commissaire Verhoeven est appelée Courbevoie sur les lieux d’un double meurtre particulièrement abominable. Alors que l’enquête piétine et que les journalistes s’abattent sur l’affaire, l’empreinte découverte sur la scène de crime renvoie à une affaire plus ancienne. En étudiant cette dernière, Verhoeven s’aperçoit très vite que cette histoire lui rappelle au détail près un ouvrage : le Dalhia Noir !

Qui du tueur, minutieux, manipulateur ou du commissaire opiniâtre aura le dessus dans cette course poursuite particulièrement angoissante ? Vous le saurez en ouvrant les pages et en admirant le « travail soigné », âmes sensibles s’abstenir…

Et les archives dans tout ça ??

Décidemment, il sera dit que dans toute bonne enquête policière, le passage par les archives est obligatoire. Travail soigné ne déroge pas à la règle. Si l’on interroge des libraires spécialisés, des enseignants en littérature, pour faire des recoupements entre plusieurs affaires, on a toujours recours aux archives.

C’est le cas ici où l’équipe du commissaire Verhoeven cherche à retrouver trace de crimes anciens qui pourraient permettre de remonter la piste du tueur très vite surnommé « le Romancier ». Tous les agents se réunissent et l’une d’entre eux arrive « tirant un chariot à roulettes sur lequel elle avait entassé les dossiers remontés des archives ».

Notons le mot anodin : « remontés » qui nous fait soupçonner que, comme d’habitude, les archives sont au sous-sol sans qu’il ne soit aucunement fait mention d’un quelconque archiviste qui pourrait s’y terrer. Elles semblent toutefois ne pas être en vrac puisqu’on indique que les dossiers sont dans des boites d’archives. Il s’agit d’affaires non résolues, l’équivalent des fameux « cold case » américains. Les archives vont permettre des recoupements qui feront avancer l’enquête, d’où l’intérêt de ne pas tout jeter !

Sonia Dollinger

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