Le manuscrit Chancellor : les archives du FBI

Publié: 20 mai 2015 dans Littérature
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Continuons sur notre lancée avec un nouveau thriller aux accents complotistes. Il s’agit cette fois d’un ouvrage de l’auteur américain Robert Ludlum, connu en particulier des fans de cinéma par les adaptations de certains de ses romans consacrés à Jason Bourne. Ce spécialiste des romans d’espionnage est natif du New Jersey où il voit le jour en 1927. Ludlum fait la Seconde Guerre mondiale dans les marines. Tour à tour comédien puis metteur en scène, c’est finalement l’écriture romanesque qui le séduit. Son premier livre d’espionnage, L’Héritage Scarlatti publié en 1971, le consacre immédiatement comme un des maîtres du genre. On lui connait 26 romans d’espionnage avant son décès à Naples en 2001.

L’ouvrage qui nous intéresse ici, Le Manuscrit Chancellor, est publié en 1977 et  pour la première fois en France en 1978 sous le titre L’Homme qui fait trembler l’Amérique. L’action se situe en effet à Washington en 1973 en plein scandale du Watergate. L’homme le plus puissant des Etats-Unis, J. Edgar Hoover meurt d’une apparente crise cardiaque. Le maître du FBI, celui qui faisait trembler les Américains de tous bords grâce aux dossiers qu’il a patiemment constitués sur les personnages les plus puissants du pays, n’est plus. Pourtant, rien n’est résolu, plus de 3000 dossiers Hoover ont disparu et peuvent être exploités à tout moment par un obscur maître chanteur dont les desseins restent mystérieux.

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A cette intrigue complexe, il faut ajouter la mystérieuse organisation qu’est Inver Brass qui semble tirer les ficelles de cette affaire et vouloir récupérer les sulfureux dossiers du défunt Hoover. La mort du directeur du FBI intéresse également l’écrivain à succès Peter Chancellor qui publie régulièrement des best-sellers consacrés à différentes périodes historiques et qui prétend débusquer des complots sous les dessous de l’Histoire. Chancellor, dépressif après la mort accidentelle de sa femme, est très vite aiguillé par une de ses connaissances sur les circonstances de la mort de J. Edgar Hoover qui n’est peut-être finalement pas si naturelle qu’il y parait.

Chancellor est vite pris dans un engrenage infernal et risque sa vie à chaque page. Un roman d’espionnage à l’intrigue touffue et aux rebondissements parfois un tantinet invraisemblables mais qui ne laisse aucun moment de répit au lecteur.

Et les archives dans tout ça ??

Les archives sont omniprésentes, à commencer par les fameux dossiers secrets de Hoover qui ont en partie disparu. Certains espions se cachent sous de fausses identités comme aux funérailles d’Hoover où l’un d’entre eux est doté d’une carte d’accréditation d’un « imaginaire département des Archives ». Les archives du FBI sont régulièrement convoquées pour vérifier des affirmations ou les identités de certains protagonistes. La mention d’un service de destruction des documents au sein du FBI laisse à penser que tous les dossiers ne parviennent pas jusqu’aux archives et qu’une épuration sévère est pratiquée. D’autres archives ont évidemment été falsifiées pour effacer de l’Histoire des manœuvres qui ne sont pas à la gloire des Etats-Unis. C’est le cas des archives militaires et des archives de certains hôpitaux. Le héros, Peter Chancellor se rend même dans un immense centre d’archives en Virginie où l’on ne pénètre que muni d’une accréditation. De nombreux dossiers sont microfilmés et en théorie non empruntables mais les règles ne sont évidemment pas toujours respectées, ce qui occasionne la disparition de données sensibles.

Pourtant, la simple disparition des archives est déjà l’indice que quelque chose cloche et donne bien sûr aux protagonistes l’envie d’en savoir davantage.

Quand on peut consulter les archives, on soulève parfois les dessous des cartes mais quand elles manquent à l’appel de manière trop flagrante, c’est encore plus intrigant. A vous de voir si vous voulez vous emparer de ce complot.

Sonia Dollinger

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