Mercredi (Wednesday) est une série américaine créée par Alfred Gough et Miles Millar. Elle est réalisée par James Marshall, Gandja Monteiro et Tim Burton. La première saison est diffusée sur Netflix en novembre 2022. Cette série est centrée sur le personnage de Mercredi Addams, fille de Gomez et Morticia Addams et se situe dans l’univers crée par Charles Addams en 1938.

On retrouve parmi les actrices et acteurs principaux, Jenna Ortega dans le rôle de Mercredi, Gwendoline Christie, Catherine Zeta-Jones, Emma Myers ou encore Christina Ricci – qui avait elle aussi tenu le rôle de Mercredi dans les films La Famille Addams dans les années 1990. La musique est composée par Danny Elfman.

Série mettant en scène des adolescents peu ordinaires, Mercredi n’oublie pas les personnages récurrents de l’univers de la famille Addams que sont les parents de la jeune fille, Morticia et Gomez Addams, son frère Pugsley, Max, le chauffeur mutique et bien sûr Oncle Fétide et la Chose.

Quelle est l’histoire ?

Renvoyée de tous les lycées, Mercredi Addams est finalement inscrite par ses parents désespérés à la Nevermore Academy, à Jericho, dans le Vermont. L’établissement est destiné aux enfants particuliers – gorgones, sirènes ou autres loups-garous – et est dirigé par l’ancienne condisciple de Morticia Addams, la terrifiante Larissa Weems. Mercredi, toujours aussi asociale, doit composer avec ses nouveaux camarades tout en tentant de résoudre une série de meurtres qui fait trembler Jericho et Nevermore.

Et les archives dans tout ça ??

Les archives ne mettent pas longtemps à faire leur apparition. Dès le premier épisode, le fils du sheriff de Jericho, Tyler, se rapproche de Mercredi. Son père détestant la famille Addams, Tyler cherche à comprendre pourquoi et fouille dans les archives de la police, soigneusement conservées mais, visiblement, à la portée du premier venu… Tyler tombe alors sur un dossier de police évoquant l’arrestation du père de Mercredi, Gomez, alors qu’il était élève à Nevermore. Les archives et le passé expliquent donc un antagonisme encore bien présent. Pour comprendre ce qui se trame aujourd’hui, il faut parfois regarder en arrière.

Sans grande précaution pour son amie – mais Mercredi est une dure à cuire – Tyler lui donne le dossier d’archives concernant son père. Tout va bien, comme d’habitude, tout le monde se sert dans les archives et le dossier passe donc dans les mains de Mercredi, confrontée aux actes de Gomez. Si la conclusion de cette affaire permet un rapprochement familial, la confrontation entre un document contenant des informations sensibles et un individu qui n’y est pas préparé peut parfois se révéler douloureuse.

C’est encore bien plus loin dans le passé que Mercredi va devoir plonger pour trouver les réponses aux peurs qui agitent Jericho depuis le XVIIe siècle et la chasse aux sorcières opérées par les Puritains sanguinaires sous la houlette du fanatique fondateur de la ville, Joseph Crackstone. Mercredi va accéder à un endroit secret, gardé par les Belladones, dont les archives révèlent à la fois le passé et l’avenir.

Enfin, dans un coffre-fort, forcé sans mal par la Chose, Mercredi va mettre la main sur un précieux recueil qui répertorie tous les « monstres » et leurs particularités. Cette découverte sera fondamentale pour la suite du récit.

Dans Mercredi, les archives démontrent combien elles permettent de comprendre les drames actuels à la lumière du passé. Nous sommes le réceptacle de siècles d’histoire(s) qui se transmettent parfois d’une manière partielle, qui surgissent parfois brutalement mais les archives nous confrontent à ce que nous sommes et nous permettent d’avancer.

Sonia Dollinger-Désert

Fringe est une série télévisée américaine de science-fiction et d’horreur. Créées par JJ Abrams (Alias, Lost, Star Trek), Alex Kurtzman et Roberto Orci (Hawaii 5-0), les cinq saisons furent diffusées à la télévision américaine de septembre 2008 à janvier 2013, soit il y a tout juste dix ans au moment de la rédaction de ce billet. L’univers de Fringe connut aussi une extension via des comics édités par Wildstorm et sortis en France chez Panini Comics. La série est actuellement accessible en DVD et sur Prime Video. 

Quelle est l’histoire ? 

Suite à un accident inexpliqué pendant le vol 627, tous les passagers sont morts. Durant l’enquête, John Scott, agent du FBI est grièvement blessé. Pour le sauver et découvrir ce qui s’est passé, l’agent Olivia Dunham va s’allier à Peter Bishop, un brillant touche-à-tout un peu escroc, et à Walter Bishop, père de ce dernier, savant d’exception enfermé dans un hôpital psychiatrique. 

Une fois l’enquête résolue, l’équipe ainsi formée devient la division « Fringe » du FBI chargée d’enquêter sur tous les phénomènes étranges et paranormaux. 

Et les archives dans tout ça ??

En tant que feuilleton de prime abord policier, les archives sont partout puisqu’extrêmement sollicitées par la quête d’information. 

Ainsi, pour ne citer qu’un exemple dans le onzième épisode de la saison 2 intitulé « Le Village des Damnés » en français, Olivia et Peter enquêtent dans les archives municipales d’une petite ville pour identifier des agresseurs. Ils s’aperçoivent que les dossiers de nom commençant par F manquent dans le fichier du recensement. Ce qui va les conduire sur la bonne piste. 

Mais les enquêtes de police ne sont pas les seules à solliciter les archives. Walter Bishop ayant travaillé pour le gouvernement, il s’avère que nombre des premières affaires de la Division ont un lien avec ses travaux scientifiques. Ce dernier ayant hélas une mémoire peu fiable et très fragmentée, due à ses seize ans de passage en hôpital psychiatrique, la fouille dans ses dossiers de recherche est indispensable. C’est d’ailleurs par hasard que ceux-ci sont retrouvés. Walter ayant un souvenir éclair de l’endroit où il a laissé sa voiture, seize ans auparavant, il la retrouve enfermé dans un garage, rempli des cartons contenant les dossiers de recherches. Non classés et encore moins informatisés, chaque affaire nécessite de parcourir tous les dossiers avant de trouver celui qui pourrait correspondre. Un exemple intéressant d’informations perdues puis retrouvées in extremis mais difficilement exploitables en l’état. 

Mais l’évocation la plus intéressante et importante a lieu dans l’épisode 3 de la saison 5 « l’Archiviste » en VF (« The Recordist » en VO). Nous sommes alors en 2036, et la planète est sous le joug des Observateurs, une espèce humaine de voyageurs temporels, depuis 2015. Walter a établi un plan pour les vaincre, mais il ne s’en souvient plus. Néanmoins il a laissé plusieurs cassettes VHS décrivant le plan. Je passe rapidement sur le fait que les VHS sont dans un mauvais état dû à leur condition de conservation. L’une de ses cassettes indique qu’ils doivent récupérer un élément du plan dans le Nord-Ouest de la Pennsylvanie. Visitant les lieux, l’équipe de la Division tombe sur un campement. Le chef du groupe de survivants se nomme Edwin Massey. Sous le camp, se trouve une cave remplie de mémocubes. Ces derniers contiennent « les comptes-rendus des événements majeurs de l’histoire de l’humanité depuis l’invasion », à en croire Edwin. En effet, son groupe chronique mais aussi récupère le plus d’informations possibles. Cette mission autoproclamée démarra avec le père d’Edwin. Ce dernier pensait, en effet, que l’histoire des peuples vaincus est réécrite par les vainqueurs. Conserver la réalité des événements via un archivage est donc un acte « important ». Quitte à y sacrifier leur santé, puisque le groupe est atteint d’une maladie grave qui les calcifie peu à peu, et les installations ne sont pas déplaçables. 

Cet épisode soulève plusieurs points. Premièrement celui de la sélection des archives. Il est évoqué que sont archivés « les comptes rendus d’événements majeurs », mais sous quel filtre de sélection ? Ce n’est pas précisé, mais il est toujours bon de rappeler que les archives ne sont qu’un échantillon fruit d’une sélection humaine ou temporelle (destruction due au temps, intempéries, déménagements, etc). 

Deuxièmement, celui de l’archive comme source indispensable à l’histoire. Le roman national privilégie souvent l’aspect romanesque à celui de la source. On préfère une belle histoire à une histoire vraie. Mais il convient de rappeler que l’histoire sans archives n’est qu’une fiction. 

Et enfin, et surtout, un aspect peu traité dans les différentes œuvres de fiction : la vocation. Nous évoquons souvent dans nos billets les clichés autour des archivistes et surtout l’aspect punitif que représente notre travail pour la majorité de la population mais aussi des personnages de fiction. Dans le cas présent, l’archivage n’est pas vu comme une punition, mais comme une mission d’importance, qui mérite qu’on y sacrifie sa santé et sa vie. Je n’irais pas dire que, dans la réalité, nous ayons tous une telle passion chevillée au corps. Mais il est bon de voir et de rappeler que pour de nombreux professionnels du patrimoine et donc des archives, notre mission ne se limite pas qu’à une simple besogne administrative, mais une vocation dédiée à la sauvegarde de l’histoire humaine, petite ou grande. 

Et cela fait du bien de le dire. 

Marc Scaglione

Fortune de France est le premier tome d’une série due à la plume de Robert Merle et qui en compte treize. L’ouvrage paraît en 1977 et couvre la période allant de 1547 à 1566 couvrant ainsi la fin du règne de François Ier pour embrasser les premières années de celui de Charles IX. L’ensemble de la série s’étend jusqu’en 1661. l’ensemble reste inachevé puisque Robert Merle décède l’année suivante.

Quelle est l’histoire ?

Deux jeunes soldats, Jean de Siorac et Jean de Sauveterre ont été anoblis par François Ier après leurs exploits militaires. Ils décident de former une « frérèche » et de s’installer ensemble sur la terre de Mespech, dans les environs de Sarlat et de faire prospérer leur nouveau domaine. Les deux compères embrassent la religion réformée et invitent fermement leur domesticité à les suivre. Jean de Siorac épouse toutefois Isabelle, une jeune catholique de la noblesse locale, qui refuse de renoncer à sa foi. Le couple aura trois enfants, François, Pierre et Catherine. SAmson, fils illégitime de Jean de Siorac est élevé avec eux. Robert Merle conte l’histoire de cette famille élargie qui évolue au milieu des orages qui ne cessent de gronder dans ce siècle mouvementé : peste et guerres de religion traversent ce récit épique.

Et les archives dans tout ça ??

Le fil rouge du récit est le livre de raison tenu à deux voix par Jean de Siorac et Jean de Sauveterre. Ce registre de comptabilité domestique, souvent tenu par le père de famille – ici les deux membres de la frérèche »- renseigne également sur les événements familiaux voire les événements locaux ou nationaux. Il se transmets aux générations suivantes et est un peu la mémoire de la famille. Ici, il est alimenté tout au long du récit et montre les points de vue parfois divergents des deux individus.

Les échanges parfois épineux avec les seigneurs voisins, de religion différente, font parfois l’objet d’un archivage pour conserver la mémoire des échanges et des pactes convenus comme la correspondance échangée avec le baron de Fontenac : « une copie de la correspondance échangée entre mon père et lui à cette occasion fut faite par huissier et confiée au lieutenant-criminel de Sarlat pour être gardée dans ses archives. » Il s’agit ici de conserver trace en cas de litige et donc de pouvoir authentifier les documents, d’où le recours au lieutenant-criminel. Ce sont ces mêmes documents dont on retrouve les originaux dans les archives de Mespech et de Fontenac dans lesquelles Pierre de Siorac puisera par la suite pour retracer l’histoire de sa famille. Il indique par la suite qu’il a conservé toutes les lettres de son père, constituant ainsi des archives utiles à son récit.

Il semble que le lieu de conservation des archives du domaine ne soient toutefois pas idéales puisque Jean de Siorac évoque son grenier et des souris qui pourraient « y ronger quelques papiers que j’y ai et qui ne servent plus de rien« , rappelant ainsi le sort funeste dévolu aux archives délaissées.

L’utilisation des archives privées montre combien ces dernières sont précieuses pour rendre compte des événements connus au niveau du royaume de France mais vécus de manière extrêmement différentes selon les régions et les opinions des individus confrontés à des enjeux qui, parfois les écrasent. Les archives du for privé témoignent au plus près de la vie de chacun, du moins de ceux qui ont pu laisser des traces.

Sonia Dollinger-Désert

The Watcher est une série américaine créée par Ryan Murphy et Ian Brennan, sortie sur Netflix en octobre 2022. Parmi les actrices et acteurs principaux, on retrouve Naomi Watts, Bobby Cannavale ou encore Mia Farrow. La série s’inspire d’un fait bien réel qui s’est déroulé dans le New Jersey, à Westfield. Sept épisodes composent cette première saison, la seconde étant annoncée pour 2023.

Quelle est l’histoire ?

La famille Brannock décide de quitter New York où ils ne se sentent pas sereins pour habiter dans le New Jersey, à Westfield. Ils trouvent la maison de leurs rêves et, comme elle est largement au dessus de leurs moyens, ils s’endettent pour pouvoir en faire l’acquisition, pensant ainsi offrir à leurs enfants le calme d’une banlieue cossue. Hélas, quelques jours après leur installation, ils reçoivent des lettres d’un « corbeau » qui se fait de plus en plus menaçant. Le voisinage est également hostile et étrange, alimentant les soupçons d’une famille acculée.

Et les archives dans tout ça ??

Les archives apparaissent dans le troisième épisode de la série intitulé Sur un air de Wagner (Götterdämmerung » en v.o). Dean Brannock, le père de famille harcelé par le corbeau et ses lettres menaçantes, a engagé une détective privée, Theodora Birch afin de faire progresser l’enquête qui piétine du côté de la police. Theodora furète partout et, forte de ses accointances avec le commissaire de police Chamberland, elle accède aux archives du commissariat.

visite officieuse aux archives du commissariat

Pas de délai de communicabilité pour la détective, elle file directement en magasin aux côtés de Chamberland qui lui donne une boîte d’archives concernant un meurtre s’étant déroulé dans la maison occupée par les Brannock. Theodora remarque que les scellés ont été rompus et qu’elle n’est donc pas la première à consulter ces archives. Le commissaire la laisse seule dans les dépôts où elle fait son petit marché, embarquant le dossier du meurtre, qu’elle communique ensuite tel quel à Dean Brannock. Ce dossier éclaire cette affaire d’un jour nouveau et permet surtout d’évoquer une affaire enterrée par la police et par la presse dont seules les archives gardent trace.

un dossier original subtilisé et un trombone… tout va bien

Comme souvent, pour comprendre les événements présents, se référer aux archives apparaît comme une nécessité. Toutefois, les précautions régissant la consultation d’archives contenant des données sensibles sont prises à la légère et conduisent à la disparition d’un dossier qui se retrouve dans des mains privées plutôt que dans un local d’archives. On aimerait que cela ne soit toujours qu’une fiction…

Sonia Dollinger-Désert

Le Père, un règlement de comptes est un ouvrage témoignage écrit par Niklas Frank, publié en France aux éditions Plein Jour en 2021 et préfacé par Philippe Sands. Dans ce livre, Niklas Frank évoque la terrible figure de son père, Hans, gouverneur de Pologne nommé par Adolf Hitler.

Quelle est l’histoire ?

Niklas Frank, enfant pendant la Seconde Guerre mondiale, oeuvre sa vie durant à retracer le terrifiant et pathétique parcours de son père, Hans qui fut ministre du IIIe Reich puis gouverneur général de Pologne durant la Seconde Guerre mondiale. Hans Frank fut pendu à l’issue du procès de Nuremberg en 1946. L’auteur livre un récit très personnel, d’une grande violence envers son père auquel il ne peut pardonner l’atrocité de ses crimes et de ses engagements. Il évoque également la figure de sa mère, ambigue et cupide et de leur entourage sur fond de génocide et de crimes. Il s’agit d’un témoignage brutal et direct d’un enfant de nazi, lucide sur son lourd passé familial.

Et les archives dans tout ça ??

Le moteur de la vie de Niklas Frank est la recherche de la vérité, il souhaite reconstituer le plus fidèlement possible le parcours et les discours de son père pour en dresser le portrait le plus juste, quelle qu’en soit les conséquences. Il n’est pas question pour l’auteur d’occulter le moindre fait et de dédouaner son père, bien au contraire. Pour ce faire, il ne se fie pas à la mémoire familiale mais aux archives : « j’ai de la chance, je peux rassembler les lambeaux de chair de ta vie grâce aux archives d’Europe et des Etats-Unis, je peux les examiner sans être entravé par des mensonges familiaux. Que je les travaille au scalpel ou au marteau, il en sort un monstre typiquement allemand. » Loin de se cacher et de fuir son héritage, Niklas Frank plonge au coeur des archives, part à leur quête et les explore sans relâche. Même les documents sont, pour lui, salis par les actes de son père : « je pioche dans le tas de boue que ta vie m’a légué en documents, lettres, photos, témoignages, moi toujours à la recherche de tes lâchetés. » Contrairement à d’autres qui pourraient avoir une grande appréhension à plonger dans des archives qui révéleraient des secrets de famille ou casseraient l’image d’une famille idéale, Niklas cherche toujours davantage de documents sans avoir peur ou sans faillir. Il est sans doute difficile de ne pas être le fils d’un héros et les archives révèlent parfois des informations qu’on aurait préféré ne pas connaître, c’est le lot de la quête archivistique et historique. Ici, le narrateur prend le problème à bras le corps, sans détourner le regard. Il indique souvent avoir « déniché » des informations – y compris d’ordre intime – dans les archives, preuve de cette quête de longue haleine.

Mais, évidemment, certaines archives sont manquantes : quand le Reich tombe, quand Hans Frank sent le vent tourner à la fin de la guerre, il parle de « brûler des dossiers », espérant ainsi effacer ses crimes ou du moins les minimiser. C’est sans compter les tonnes de documents qui ont été produits à l’échelle du Reich. Illusion de croire qu’une destruction d’archives peut effacer des années de terreur, l’expérience prouve que des documents parviennent toujours à survivre et à faire émerger ce qu’on aurait voulu cacher, dans leur affolement, les destructeurs sont peu méticuleux. Malgré « les documents brûlés dans la cour du château de Cracovie », après avoir trié les dossiers et emporté ceux dont ils pensaient qu’ils pourraient le dédouaner de ses fautes, Hans Frank n’échappe pas à la peine capitale. L’auteur évoque aussi les tentatives grotesques de son père de falsifier des documents pour lui donner un rôle positif. Hans Frank a également remis à ses juges ses journaux – 42 volumes – de son gouvernement général contenant des « procès-verbaux de tous tes discours, de tes voyages, réceptions, réunions de gouvernement, entretiens », ce qui le desservit fortement tant ils démontraient la violence du gouvernement de Frank envers les Polonais et les Juifs. On peut se demander pourquoi détruire des documents mais conserver ces journaux compromettants, l’être humain reste un mystère…

Loin de repousser la connaissance de sa famille et en particulier de son père, Niklas Frank se confronte aux archives, un exercice douloureux qui s’avère parfois nécessaire pour se (re)construire.

Sonia Dollinger-Désert